
Je suis une do-er. J’ai rarement tendance à attendre qu’une solution toute faite se présente, ou pire, à laisser mon quotidien entre les mains d’autrui. Pour le cas présent, je fais référence aux nombreuses minutes passées dans le trafic, qui suivent une courbe inversement proportionnelle à ma bonne humeur. On est d’accord qu’une humeur minée 5 jours par semaine n’est évidemment pas une option, pas plus que d’attendre qu’un système fonctionnel soit mis en place. On est plusieurs dans cette situation, n’est-ce pas? À voir le bourgogne continuel sur Google map, j’ai l’impression que oui. Alors on fait quoi?
La solution qui, pour moi, convient: le covoiturage. Bon, je sais que ce n’est pas SI simple. Non, on n’est pas voisines. Oui, ma collègue a des enfants. Non, on n’a pas nécessairement les mêmes horaires tout le temps. Oui, il peut arriver des urgences qui fait qu’on doive quitter précipitamment / rester plus tard. Mais t’sais, ça coûte pas grand chose de l’essayer. Test and learn qu’ils disent!
La règle de base: il fallait que ça reste simple autant pour l’une que l’autre. On se fixait même l’objectif à 4 jours semaine pour se donner une journée de «liberté». Il se trouve que finalement, la liberté de quitter la maison 10 minutes plus tôt / tard n’équivaut pas la zénitude de faire le trajet à deux: se raconter des histoires, se motiver, apprendre l’une de l’autre, se donner son avis, s’amener du linge (oui!). Sans oublier les avantages plus traditionnels du covoiturage:
- Économiser sur l’essence et les coûts du véhicule
- Bénéficier des voies réservées au covoiturage
- Diminuer son empreinte écologique
- Se créer une période tampon entre la fin du travail et l’arrivée à la maison
- Mieux supporter le temps passé dans le trafic, voire même en rire quand on ferme une autoroute en plein devant sa voiture
- Profiter des mesures incitatives parfois mises en place par son employeur
J’en conviens que ce n’est pas fait pour tout le monde. Certaines personnes attendent avec impatience leur petit moment, seules dans la voiture. Parfois, la logistique est réellement compliquée aussi. Mais s’il y a une chose que j’ai apprise, c’est que c’est plus simple que ça peut en avoir l’air. Et outre son petit confort personnel, savoir qu’on pose une action concrète pour l’environnement et la congestion de nos routes, c’est assez gratifiant aussi.
D’autres méthodes pour éviter de perdre patience (i.e. manger son volant) dans le trafic au quotidien?

