Pourquoi on procrastine et comment arrêter

Pourquoi on procrastine et comment arrêter, bureau à la maison - elle nota
Zone de travail inspirante pour petit espace, photo Marc-Antoine Latouche

Combien de fois on termine une journée en n’étant pas satisfait de sa productivité? On pensait accomplir plus, on a réalisé une série de petites tâches anodines plutôt que d’attaquer un projet de front, parce qu’il nous tente moins ou qu’il nous apparaît comme une montagne. En gros, on procrastine. Ça arrive dans les meilleures familles, sérieux, on le fait tous. Maintenant qu’on s’est rendu à l’évidence. Pourquoi et comment arrêter? (Disclaimer: il s’agit de mon humble avis issu de mes apprentissages sur le marché du travail).

Pourquoi?

Pour éviter ce qui est souffrant au profit de ce qui est confortable. Mais t’sais, sorry not sorry, la vie, c’est pas juste des lattes devant un feu de bois.

Comment arrêter? Ma stratégie est assez simple:

  • Morceler les tâches longues et complexes
  • Célébrer chaque (petite) réussite

Morceler les tâches longues et complexes

Personne n’a envie de savoir qu’il va travailler encore sur le même dossier dans 8 mois. C’est trop loin, l’objectif semble inatteignable. Faire un roadmap, qui permet de transformer une tâche longue et complexe en une série de micro réalisations, devient la clé. On sous-estime souvent le pouvoir de rayer des tâches dans une to do sur sa motivation. S’assurer de livrer (rayer) quelques éléments chaque semaine, c’est assez de concret qui nous permet de voir que oui, c’est faisable, suffit s’additionner les petits pas.

Célébrer chaque (petite) réussite

C’est le CliftonStrengths de Gallup, qui a révélé, il y a quelques années, que l’une de mes forces dominantes était la positivité. Big news? Ceux qui me côtoient peuvent en témoigner: c’est loin d’être un secret bien gardé. So what? À la lecture du livre explicatif, on découvre ceci:

« (…) sous votre direction, les projets prennent une allure positive et dynamique. Vous fêtez chaque réalisation. Vous connaissez des centaines de façons de rendre les choses plus intéressantes et plus vivantes. Certains cyniques tournent peut-être le dos à votre énergie, mais cela ne vous sape pas le moral (…) » – Don Clifton

C’est tellement basique, ça peut même être jugé ridicule pour certaines personnes. On s’entend, je ne parle pas non plus de sabrer le champagne chaque fois qu’on passe à travers ses emails. Il s’agit plutôt de prendre un temps d’arrêt, pour apprécier le chemin accompli, avant de se relancer dans un nouveau défi. Le sentiment que ça procure, parfois, est suffisant pour nous motiver à continuer. Parce que on va se le dire, c’est assez facile de crouler sous le travail, sans jamais se permettre de faire un step back.

5 secondes pour déjouer la motivation qui ne viendra jamais

Sneak peek de mon cahier de notes lorsque j'écoute la chaîne Youtube de Mel Robbins - elle nota
Sneak peek de mon cahier de notes lorsque j’écoute la chaîne Youtube de Mel Robbins

Ça commence par se tirer du lit le matin: 5-4-3-2-1… OUT. Non, ce n’est pas confortable, surtout un matin de janvier quand il fait -30 dehors, mais «you are never going to feel like it». C’est le point de Mel Robbins, l’auteure du livre The five second rule. Se lever du lit, c’est simple (disons), mais qu’en est-il d’aller s’entraîner après une longue journée? De sortir voir des amis même si on est bien enfoncé dans son divan, thé à la main? De démarrer un projet? D’aider sa famille? De travailler pour réaliser son rêve? Au fond de soi, on peut bien se dire que c’est les bonnes choses à faire, mais on a une fenêtre de 5 secondes pour prendre action, sinon, notre cerveau tue l’idée, choisissant la facilité et le confort. J’ai eu une grosse semaine, je travaille déjà en masse, j’ai du temps devant moi, je le ferai un jour… On se conforte dans l’inertie et on procrastine!

Pourtant, est-ce qu’on regrette d’être sorti de sa zone de confort? Même si les résultats n’ont pas nécessairement été au rendez-vous, on a grandi, on a évolué, non? C’est clair que, souvent, ça prend une petite poussée. L’idée que je me fais de The five second rule, c’est de se donner cette poussée nous-même, plutôt que de la laisser provenir des autres, d’un contexte. Mel Robbins parle beaucoup d’instinct, alors que personnellement, je dirais juste laisser la place à notre petite voix, celle qui nous indique ce qui semble être juste, d’emblée. On a tous déjà entendu (et expérimenté) que la première idée est la meilleure. C’est un peu la preuve de concept .

L’essayer pour sortir du lit, c’est un départ, ensuite pour les plus grandes décisions:

  • Arrêter de penser et prendre action: 5-4-3-2-1. Oui, je ferai ce voyage, oui j’accepterai cette opportunité, oui je réaliserai mon rêve.

Psst, ça ne fonctionne pas si on compte dans l’autre sens. Notre cerveau (cette petite bête complexe qui est parfois notre pire ennemi) va être tenté de continuer de compter sans prendre action après 5, à nous de le déjouer!

Pourquoi ne pas l’essayer, ça ne prend que 5 secondes?