La force du planning

Planification hebdomadaire papier
Canevas de planification hebdomadaire papier

Ça pourrait difficilement être plus «in» qu’actuellement. Les compagnies comme Happy planner, Martha Stewart X Staples, Kikki.K (pour ne nommer que celles-ci) ont vraiment redoré l’image des bonnes vieilles planifications papier. Alors que les plus sceptiques des agendas électroniques sont en train de changer leur fusil d’épaule, le buzz autour des planners vintages faits de (vrai) papier ne fait que s’accentuer. On n’a qu’à regarder les chaînes Youtube et les challenges sur les médias sociaux sur cette thématique pour le constater. Qu’on le veuille ou non, il y a une réelle communauté autour du planning.

Ce que je trouve irréaliste: la game autour de la quête du planner parfaitement esthétique. Sérieusement, le but de s’organiser par le moyen d’une planification, n’est-ce pas de gagner en efficacité et donc en temps? Passer des soirées à remplir et décorer des pages, c’est non pour moi. Mon motto: la simplicité. Qu’est-ce qui est essentiel pour passer à travers une semaine? En ce qui me concerne, ça se résume à 4 éléments:

    • Priorités de la semaine

Se limiter à 3 priorités qui vont constituer 80 % du temps d’une semaine. C’est l’étape la plus difficile, mais ça donne un focus incroyable. Si on devait résumer sa semaine en 3 phrases à quelqu’un, qui ne connait absolument pas ce qu’on fait, ça ressemblerait à quoi?

    • À faire

On ne s’en sort pas. La fameuse to-do. Se restreindre à un maximum de 10 tâches pour la semaine constitue le sweet spot pour moi. Pourquoi? Pour être certain de livrer ce qu’on écrit dans la semaine en cours. Reporter les tâches non urgentes à la semaine suivante au besoin, mais dans la vue d’une semaine, ça aide de constater qu’on complétera réellement les tâches indiquées.

    • Pour soi

Que ce soit boire de l’eau, prendre le temps de se faire un thé, inclure du sport dans sa routine (même au bureau, ne serait-ce que monter l’escalier), lire 15 minutes, etc. le fait de l’écrire formalise le tout. Un genre de contrat avec soi-même, qui laisse une trace. Qui nous fait réaliser que, même si on semble n’avoir rien fait pour nous faire plaisir, ou ne pas vraiment avoir pris soin de soi durant une semaine particulièrement occupée, on a complété des petits gains.

    • Pour s’inspirer

Terminer avec un varia de notes, de citations inspirantes, de “entendu au bureau”, d’idées, d’articles à lire. En gros, consacrer une section pour un ramassis de phrases positives qui nous font sourire aide à se rappeler les moments marquants ou anecdotiques d’une semaine.

Et ce processus de planification peut se faire en 15 petites minutes (et encore plus rapidement avec de la pratique). Pourquoi passer à côté d’un moment structurant, qui donne le ton à sa semaine?

Avis aux intéressés: téléchargez mon canevas de planification hebdomadaire.

Être invitée à un mariage et faire les choix afférents

La p'tite robe noire dans le Vieux-Québec, photo Marc-Antoine Latouche - elle nota
La p’tite robe noire dans le Vieux-Québec, photo Marc-Antoine Latouche

Recevoir un faire part pour un mariage est suffisant pour me rendre euphorique! Réaliser qu’une soirée (parce que c’est une seule soirée, on s’en rappelle) va coûter beaucoup de sous, ça fait déchanter un peu. Comment passer une belle soirée tout en évitant que nos dépenses prennent le dessus sur notre excitation? Planifier et faire des choix, mon approche pour attaquer cet heureux dilemme.

  • Trois semaines avant

L’hôtel, les déplacements, le cadeau: ça s’organise avec des amis. En plus de faire une vraiment belle activité ensemble (ça arrive pas assez souvent) on coupe tous les coûts en deux, trois, quatre. Win-win!

  • Deux semaines avant

La robe, les souliers les accessoires: minute papillon. On a besoin d’acheter tout ça? On ne peut pas réutiliser une belle robe noire et la jazzer avec quelque chose de neuf? Mix and match! Ça travaille la créativité en évitant un stress de magasinage.

  • La journée même

Les cheveux, le maquillage, les ongles: c’est correct de s’organiser seule. On n’est pas là pour impressionner la petite-cousine-de-la-fesse-gauche de la mariée, en plus, c’est vraiment nice être soi-même aussi. Bon, on peut quand même regarder des tutoriels Youtube pour éviter d’être la moche du clan, mais ça ramène les dépenses à (presque) zéro.

Ensuite, on peut profiter de la soirée de fête en toute zénitude, en sachant qu’on a été raisonnable along the way. Cheers!

Pourquoi le prix d’achat n’a pas vraiment d’importance pour moi

Mon sac Alexander Wang a sa propre chaise parce que je compte le garder 20 ans, photo Marc-Antoine Latouche
Mon sac Alexander Wang a sa propre chaise parce que je compte le garder 20 ans, photo Marc-Antoine Latouche

La question se pose: acheter le sac tendance qu’on s’arrache et savoir qu’il sera dépassé, dans le meilleur des mondes, ou brisé, fort probablement, dans quelques mois? Ou bien choisir avec soin un sac classique qui colle à sa personnalité et qui survivra aux modes? Les deux options sont acceptables et justifiables. Mais en ce qui me concerne, et depuis longtemps, j’opte pour la 2e. S’en suivent les arguments du coût réel de nos achats, de l’achat jetable et de la surconsommation, mais ça, c’est une autre histoire.

Défi: comme on a forcément payé ce sac plus cher, il ne faudrait pas en racheter un chaque saison (oups!). L’exemple du sac fait surement sourire mon entourage, mais ça fonctionne aussi pour une balayeuse, un malaxeur, un manteau d’hiver.

Pour guider mes achats, je raisonne avec les 3M (mon motto qui pour une raison obscure est apparu en anglais dans mon cerveau):

  • Meaningful

Un sac acheté au Rockefeller Center à NYC lors d’un voyage organisé à la dernière minute avec des amis, ça passe le test (allô David et Alex!). Un article qui suivra longtemps et qui rappelle de beaux souvenirs, yes please!

  • Made with love

L’article a une certaine histoire. Pas facile d’éviter les objets fabriqués en série, c’est certain. Pas nécessaire qu’il ait été fait à la main et qu’il existe une seule copie sur la planète non plus. Entre les deux extrêmes, il y a un juste milieu. Entreprise familiale et/ou fait au pays et/ou matière recyclée, YES PLEASE!

  • More than one use

Acheter un article qu’on va porter une fois pour une occasion précise est le pire investissement. C’est tentant, ça oui! Je serai invitée à un mariage combien de fois dans ma vie? Autant mettre le paquet! Well no, se laisser tenter par l’engouement de l’événement spécial, j’essaie d’éviter. Les meilleurs achats sont toujours ceux avec le cost per use le plus bas. C’est pour ça que je ne m’en fais pas trop avec le prix d’achat. C’est aussi pour ça que je porte encore des vêtements qui datent du secondaire (sans joke).

C’est sur qu’on ne peut pas faire abstraction complètement du prix d’achat. Il faut bien avoir les fonds disponibles pour payer son article. Et c’est là que ça devient parfois difficile. Mais bien organisé, c’est possible. L’idée est de penser à long terme, établir un plan et le maintenir plutôt que de succomber aux shopping therapy qui peuvent devenir beaucoup trop récurrentes!

D’autres trucs pour mieux acheter? Du type spontané ou réfléchi?