
Combien de fois on termine une journée en n’étant pas satisfait de sa productivité? On pensait accomplir plus, on a réalisé une série de petites tâches anodines plutôt que d’attaquer un projet de front, parce qu’il nous tente moins ou qu’il nous apparaît comme une montagne. En gros, on procrastine. Ça arrive dans les meilleures familles, sérieux, on le fait tous. Maintenant qu’on s’est rendu à l’évidence. Pourquoi et comment arrêter? (Disclaimer: il s’agit de mon humble avis issu de mes apprentissages sur le marché du travail).
Pourquoi?
Pour éviter ce qui est souffrant au profit de ce qui est confortable. Mais t’sais, sorry not sorry, la vie, c’est pas juste des lattes devant un feu de bois.
Comment arrêter? Ma stratégie est assez simple:
- Morceler les tâches longues et complexes
- Célébrer chaque (petite) réussite
Morceler les tâches longues et complexes
Personne n’a envie de savoir qu’il va travailler encore sur le même dossier dans 8 mois. C’est trop loin, l’objectif semble inatteignable. Faire un roadmap, qui permet de transformer une tâche longue et complexe en une série de micro réalisations, devient la clé. On sous-estime souvent le pouvoir de rayer des tâches dans une to do sur sa motivation. S’assurer de livrer (rayer) quelques éléments chaque semaine, c’est assez de concret qui nous permet de voir que oui, c’est faisable, suffit s’additionner les petits pas.
Célébrer chaque (petite) réussite
C’est le CliftonStrengths de Gallup, qui a révélé, il y a quelques années, que l’une de mes forces dominantes était la positivité. Big news? Ceux qui me côtoient peuvent en témoigner: c’est loin d’être un secret bien gardé. So what? À la lecture du livre explicatif, on découvre ceci:
« (…) sous votre direction, les projets prennent une allure positive et dynamique. Vous fêtez chaque réalisation. Vous connaissez des centaines de façons de rendre les choses plus intéressantes et plus vivantes. Certains cyniques tournent peut-être le dos à votre énergie, mais cela ne vous sape pas le moral (…) » – Don Clifton
C’est tellement basique, ça peut même être jugé ridicule pour certaines personnes. On s’entend, je ne parle pas non plus de sabrer le champagne chaque fois qu’on passe à travers ses emails. Il s’agit plutôt de prendre un temps d’arrêt, pour apprécier le chemin accompli, avant de se relancer dans un nouveau défi. Le sentiment que ça procure, parfois, est suffisant pour nous motiver à continuer. Parce que on va se le dire, c’est assez facile de crouler sous le travail, sans jamais se permettre de faire un step back.



