
J’ai déjà parlé des bienfaits de la méditation, notamment pour arrêter une migraine. En plus d’être un outil pour régler un problème ponctuel, la méditation peut aussi se pointer en trame de fond d’un quotidien, peu importe comment ce dernier peut être chargé. Après l’initiation à la pratique du Yoga, la méditation devenait un peu la suite logique. Après tout, qui refuserait un petit brin de zénitude supplémentaire par-ci par-là? Et même si les fondements de base sont ultra simples pour débuter en méditation, les appliquer concrètement demeure assez exigeant, voilà tout le défi de la pratique.
Être conscient du moment présent, de l’ici et maintenant. Dans combien de livres, vidéos et articles cette thématique revient-elle, je ne saurais plus les compter! Comment bien vivre, avec soi-même, dans le présent, et composer avec ce qu’on ne peut contrôler, sans chercher à fuir ou à se distraire? Avec le rythme effréné du quotidien, ce concept (re)devient essentiel.
Se brosser les dents, penser qu’on est en train de se brosser les dents. Faire la vaisselle, penser qu’on est en train de faire la vaisselle. Sans être dans la planification du prochain week-end ou en train de ruminer la journée qu’on vient de traverser. La théorie : on ne peut plus simple. La pratique : nécessite justement de la pratique!
Personnellement, je préfère pratiquer le soir, allongée, mais avec un angle au niveau du dos. La respiration s’en trouve facilitée et ça évite de s’endormir (oups, true story).
Et outre s’ancrer dans le moment présent, comment être en mesure de composer avec les événements externes, les situations délicates ou les bouleversements? Je me suis toujours reconnue dans une citation de Charles R Swindoll, qui fait référence au fait que tout ce dont on dispose est l’attitude: le comment on choisit de réagir face aux faits. Et que 90% est attribuable à cette réaction par rapport au 10% attribuable aux faits. Ce concept est aussi renforcé de par la notion d’équanimité, expliqué par Nicole Bordeleau dans son livre Respire:
« L’équanimité, c’est cette capacité à demeurer calme et serein, peu importe nos états d’âmes et les circonstances de notre existence. Face à un succès ou à un échec, à des louanges ou à des blâmes, à des gains ou à des pertes, un esprit équanime accueille la réalité avec la même présence, la même bienveillance ».
Chose certaine, qu’on soit de nature zen et spirituel ou un peu moins *tousse tousse, les bénéfices qu’on peut tirer de ce genre de réflexions et de la pratique de la méditation sont réels et accessibles à tous.

