Mon histoire: comment la méditation a arrêté une migraine

Coucher de soleil - Panorama de méditation par excellence - elle nota
Endroit zen et réconfortant, ou comment décrire un panorama de méditation par excellence

*Lire méditation et non pas médication*

Je me considère extrêmement chanceuse d’être en bonne santé. Mais comme l’exception confirme la règle, j’ai tout de même droit, environ 4 fois par année, à des épisodes de migraines avec aura. Au début, ça me gênait d’en parler, mais t’sais, comme dans tout, communication is key. Maintenant que je commence à être (un peu plus) zen avec ça, je constate que c’est somme toute assez commun. Pour les chanceux qui n’ont absolument aucune référence ici, sans entrer dans les détails pas tant intéressants des symptômes, disons que ça arrive sans s’annoncer, faisant passer son état de hop-la-vie-tout-est-normal à non-fonctionnelle-amenez-moi-mon-lit (pis c’est un euphémisme).

Parce qu’il n’y a rien de mieux à faire que d’attendre que ça passe (loin des écrans et autres stimuli), j’ai “profité” d’un épisode migraineux pour tenter une méditation de guérison. 

Alors, la méditation de guérison, comment on s’y prend? Pas tellement différemment d’un autre type de méditation. En premier: respirer. Aussi basique que ça puisse paraître, c’est néanmoins essentiel. Quand on se sent malade, c’est facile de s’abandonner à la panique, de perdre le contrôle. Prendre conscience de sa respiration, tout d’abord, puis, respirer de plus en plus profondément pour retrouver un rythme cardiaque normal, c’est un peu les premières étapes. Puis, lorsqu’on se sent calme, se concentrer sur son corps, et finalement mettre le focus sur la partie à guérir. Utiliser l’inspiration pour nourrir le corps, pour l’oxygéner et utiliser l’expiration pour se débarrasser des déchets, des maladies. En ce qui me concerne, j’ai toujours eu de la difficulté à rester concentré en fermant les yeux. Les curieux de nature sauront comprendre le feeling d’avoir peur de “manquer quelque chose”. On peut donc fixer un point immobile, idéalement un élément de paysage, organique, qui peut même vaciller un peu au gré du vent.

S’investir dans la pratique, la prendre au sérieux et la considérer comme une réelle mission, c’est ce qui, pour moi, fait la différence et aide à rester focus. Il se trouve que la pratique a réellement contribué à atténuer les symptômes de la migraine en une cinquantaine de minutes, par rapport à plusieurs heures, parfois. Devons nous être malade pour s’adonner à une méditation de guérison? Personnellement, je la répète encore et encore, à toutes occasions. Que ce soit après une grosse journée, lors de moments de fatigue, en SPM, name it!

Le hygge, plus que des chandelles et du chocolat

art de vivre hygge au chalet - elle nota
Le secret d’un week-end hyggelig, photo Marc-Antoine Latouche

le peuple danois a été sacré le plus heureux du monde. Plusieurs auteurs se sont depuis intéressés à ce résultat. Contre-intuitif pour certains: les conditions climatiques au Danemark, jumelant du temps froid et un manque d’ensoleillement sur une longue période de l’année, peuvent être qualifiées de difficiles. (Ça rappelle quelque chose? Oui, han!) Tout à fait explicable pour d’autres: les notions de performance et de compétitivité étant beaucoup moins présentes au Danemark qu’ailleurs dans le monde. Quel est donc le secret du bonheur de ce cher peuple danois? Apparemment, le hygge. Art de vivre, pour lequel il n’existe aucune traduction parfaite. L’idée ici n’est pas de définir le mot hygge. Une panoplie de livres et d’articles sont disponibles sur le sujet. En deux mots, je dirais que le hygge, c’est beyond cozy. Alors comment on peut s’inspirer de ce style de vie danois et tenter d’insérer des moments hyggelig dans notre rythme de vie nord-américain? Voici mes interprétations et petits trucs suite à la lecture de Hygge: l’art du bonheur à la danoise de Marie Tourell Soderberg et du livre du hygge de Meik Wiking. Je résume le hygge en 4 thématiques:  ambiance, attitude, amusement, allure.

 

Ambiance

Choisir la lumière naturelle plutôt qu’artificielle:

  • chandelles (sans odeur idéalement – le plus naturel possible)
  • rayons du soleil
  • fenestration abondante
  • feu de foyer (au bois pour les chanceux)
  • lampes avec éclairage diffus

Privilégier la qualité à la surconsommation:

  • achat local
  • fait main
  • seconde vie
  • recyclage

Choisir des matières organiques plutôt qu’industrielles:

  • laine
  • tapis
  • bois
  • fourrure
  • plantes et verdure

Privilégier le confort et l’invitant plutôt que l’épuré à l’extrême:

  • objets
  • décos
  • souvenirs
  • canapés douillets

 

Attitude

Privilégier la camaraderie à la compétitivité:

  • féliciter les autres
  • être reconnaissant pour ce que l’on a
  • avoir de l’empathie
  • écouter
  • laisser tomber ses gardes

Choisir des sujets rassembleurs plutôt que controversés:

  • loisirs
  • famille
  • voyages

Faire sentir les invités comme chez eux plutôt que de leur imposer un cadre:

  • les laisser se servir
  • permettre de déplacer les choses
  • se mettre à l’aise

 

Amusement

Bien manger, bien boire plutôt que compter ses calories:

  • vin rouge, whiskey
  • sucreries faites maison
  • comfort food

Choisir des activités plutôt que des écrans:

  • jeux de société
  • histoires à raconter
  • anecdotes
  • livres

 

Allure

Privilégier le décontracté au trop soigné:

  • coupe de cheveux naturelle
  • lainages confortables
  • pulls oversized
  • foulards
  • layers (température hivernale oblige!)
  • monochrome

Pourquoi on procrastine et comment arrêter

Pourquoi on procrastine et comment arrêter, bureau à la maison - elle nota
Zone de travail inspirante pour petit espace, photo Marc-Antoine Latouche

Combien de fois on termine une journée en n’étant pas satisfait de sa productivité? On pensait accomplir plus, on a réalisé une série de petites tâches anodines plutôt que d’attaquer un projet de front, parce qu’il nous tente moins ou qu’il nous apparaît comme une montagne. En gros, on procrastine. Ça arrive dans les meilleures familles, sérieux, on le fait tous. Maintenant qu’on s’est rendu à l’évidence. Pourquoi et comment arrêter? (Disclaimer: il s’agit de mon humble avis issu de mes apprentissages sur le marché du travail).

Pourquoi?

Pour éviter ce qui est souffrant au profit de ce qui est confortable. Mais t’sais, sorry not sorry, la vie, c’est pas juste des lattes devant un feu de bois.

Comment arrêter? Ma stratégie est assez simple:

  • Morceler les tâches longues et complexes
  • Célébrer chaque (petite) réussite

Morceler les tâches longues et complexes

Personne n’a envie de savoir qu’il va travailler encore sur le même dossier dans 8 mois. C’est trop loin, l’objectif semble inatteignable. Faire un roadmap, qui permet de transformer une tâche longue et complexe en une série de micro réalisations, devient la clé. On sous-estime souvent le pouvoir de rayer des tâches dans une to do sur sa motivation. S’assurer de livrer (rayer) quelques éléments chaque semaine, c’est assez de concret qui nous permet de voir que oui, c’est faisable, suffit s’additionner les petits pas.

Célébrer chaque (petite) réussite

C’est le CliftonStrengths de Gallup, qui a révélé, il y a quelques années, que l’une de mes forces dominantes était la positivité. Big news? Ceux qui me côtoient peuvent en témoigner: c’est loin d’être un secret bien gardé. So what? À la lecture du livre explicatif, on découvre ceci:

« (…) sous votre direction, les projets prennent une allure positive et dynamique. Vous fêtez chaque réalisation. Vous connaissez des centaines de façons de rendre les choses plus intéressantes et plus vivantes. Certains cyniques tournent peut-être le dos à votre énergie, mais cela ne vous sape pas le moral (…) » – Don Clifton

C’est tellement basique, ça peut même être jugé ridicule pour certaines personnes. On s’entend, je ne parle pas non plus de sabrer le champagne chaque fois qu’on passe à travers ses emails. Il s’agit plutôt de prendre un temps d’arrêt, pour apprécier le chemin accompli, avant de se relancer dans un nouveau défi. Le sentiment que ça procure, parfois, est suffisant pour nous motiver à continuer. Parce que on va se le dire, c’est assez facile de crouler sous le travail, sans jamais se permettre de faire un step back.

Quand covoiturer rapporte plus que 50$ par mois

Un panorama bien différent de celui qui nous amène au travail

Je suis une do-er. J’ai rarement tendance à attendre qu’une solution toute faite se présente, ou pire, à laisser mon quotidien entre les mains d’autrui. Pour le cas présent, je fais référence aux nombreuses minutes passées dans le trafic, qui suivent une courbe inversement proportionnelle à ma bonne humeur. On est d’accord qu’une humeur minée 5 jours par semaine n’est évidemment pas une option, pas plus que d’attendre qu’un système fonctionnel soit mis en place. On est plusieurs dans cette situation, n’est-ce pas? À voir le bourgogne continuel sur Google map, j’ai l’impression que oui. Alors on fait quoi?

La solution qui, pour moi, convient: le covoiturage. Bon, je sais que ce n’est pas SI simple. Non, on n’est pas voisines. Oui, ma collègue a des enfants. Non, on n’a pas nécessairement les mêmes horaires tout le temps. Oui, il peut arriver des urgences qui fait qu’on doive quitter précipitamment / rester plus tard. Mais t’sais, ça coûte pas grand chose de l’essayer. Test and learn qu’ils disent!

La règle de base: il fallait que ça reste simple autant pour l’une que l’autre. On se fixait même l’objectif à 4 jours semaine pour se donner une journée de «liberté». Il se trouve que finalement, la liberté de quitter la maison 10 minutes plus tôt / tard n’équivaut pas la zénitude de faire le trajet à deux: se raconter des histoires, se motiver, apprendre l’une de l’autre, se donner son avis, s’amener du linge (oui!). Sans oublier les avantages plus traditionnels du covoiturage:

  • Économiser sur l’essence et les coûts du véhicule
  • Bénéficier des voies réservées au covoiturage
  • Diminuer son empreinte écologique
  • Se créer une période tampon entre la fin du travail et l’arrivée à la maison
  • Mieux supporter le temps passé dans le trafic, voire même en rire quand on ferme une autoroute en plein devant sa voiture
  • Profiter des mesures incitatives parfois mises en place par son employeur

J’en conviens que ce n’est pas fait pour tout le monde. Certaines personnes attendent avec impatience leur petit moment, seules dans la voiture. Parfois, la logistique est réellement compliquée aussi. Mais s’il y a une chose que j’ai apprise, c’est que c’est plus simple que ça peut en avoir l’air. Et outre son petit confort personnel, savoir qu’on pose une action concrète pour l’environnement et la congestion de nos routes, c’est assez gratifiant aussi.

D’autres méthodes pour éviter de perdre patience (i.e. manger son volant) dans le trafic au quotidien?

#prepfor30s

Mon genre d'activité #prepfor30s, photo Marc-Antoine Latouche - elle nota
Marcher en nature, mon genre d’activité #prepfor30s, photo Marc-Antoine Latouche

Je n’ai jamais été du style à trop m’en faire avec un âge. Gagner des années de vie, se sentir solide et en santé, c’est un cadeau assez nice en soit, c’est donc plutôt positif. Alors se préparer pour ses 30 ans n’était aucunement un concept que je considérais. 30 c’est le nouveau 20, right? On s’installe plus tard, on surf sur l’adulescence plus longtemps, on fait des erreurs, on change d’idée. Pis? Rien ne presse. Je pensais ça aussi. Jusqu’à 30 ans moins 6 mois. C’est d’ailleurs à ce moment que je me suis commis sur mes résolutions pour l’année.

Meg Jay, l’auteure de The Defining Decade y va d’un reality check assez bold merci, qui peut sembler choquant, mais qui est tellement juste quand on y pense. 30 n’est pas le nouveau 20. Se dire que rien de se qu’on fait dans la vingtaine n’est important, que c’est une période légère, qui n’aura aucune incidence sur le reste de notre vie est en fait complètement faux. La vingtaine est le moment pour travailler sur soi-même, apprendre à se connaître, se forger une vie qui convient à nos valeurs. Oui, on peut faire des erreurs (et on en fera tout au long de notre vie), mais elles devraient idéalement nous apprendre quelque chose sur qui on est, sur ce qu’on veut et ne veut pas dans la vie. Voir cette décennie comme une période qui ne compte pas, et l’utiliser pour tuer le temps reviendrait à passer à côté d’un tournant important qui indiquera: dans quel domaine on travaillera, pour quelle type de poste on postulera, quel genre de personnes seront à nos côtés, qui sera le partenaire qui vivra cette aventure avec nous. Meg Jay met en garde: explorer durant sa vingtaine, c’est bien. Mais procrastiner, c’est non.

L’article de Wil Schroter How to prepare for your thirties abonde dans le même sens. Ce que je retiens:

Être en mesure de se définir (en 2 lignes!).

Nommer ses réalisations. Ce n’est plus suffisant de surfer sur un cool titre ou une cool entreprise.

Exprimer comment on a contribué à amener les choses plus loin.

Identifier on est connu pour quoi, quelle est notre marque de commerce.

Utiliser ce qu’on a appris dans la vingtaine.

Être focus: travailler fort, dans une seule direction.

Pour moi, être plus focus se décline en plusieurs actions au quotidien, autant sur les plans personnel, professionnel, mental et physique. #prepfor30s

  • Moins dire oui à tout

(Assez difficile dans mon cas). Sélectionner ce qui a de l’impact, ce dans quoi je peux exploiter mes forces, ce qui m’interpelle réellement, ce qui m’apporte quelque chose, ce qui me fait plaisir.

  • Refuser parfois de sortir dîner pour pratiquer le yoga

(Encore une fois, assez difficle). Vie sociale vs introspection, éternel combat.

  • Pratiquer une routine du soir sans écran

Méditation, tisane, jasette, musique (ou toutes ces réponses à la fois).

  • Tenir un habit tracker

Y inclure que des habitudes positives (saines) et tenter d’en cocher au moins une chaque jour.

  • Faire une activité sportive 4X/semaine

Alors, la trentaine, c’est positif ou c’est le premier pas vers un statut de matante assumé? Je ferai un topo lorsque j’y serai! In the meantime, #prepfor30s.

Les résolutions de septembre

La promenade Samuel de Champlain au golden hour i.e. ze terrain de jeu, photo Marc-Antoine Latouche - elle nota
La promenade Samuel de Champlain au golden hour i.e. ze terrain de jeu, photo Marc-Antoine Latouche

Même si j’ai terminé les études depuis plusieurs années (tentative de camoufler subtilement mon âge, mais oublié que je l’ai révélé ici), je considère encore que le début d’une nouvelle année, c’est septembre. Je ne me conditionne pas, c’est complètement naturel. Nouvelles lunettes, nouveau sac, nouveau cahier et hop, je suis prête pour attaquer les défis de l’automne. Mes résolutions sont prises à ce moment aussi. Encore là, je ne m’y oblige pas. J’ai juste l’impression qu’on est dans un meilleur état pour établir des objectifs annuels alors qu’on revient de vacances et qu’il fait encore beau, plutôt qu’en janvier quand on est essoufflé (lire brûlé) du temps des Fêtes.

  • Écrire plus
  • Bouger plus

Gardons ça simple, comme on dit!

Écrire plus

J’ai redécouvert récemment que j’aimais ça écrire, vraiment. C’est tellement facile, après une grosse journée, de s’écraser devant une série plutôt que de concrétiser un projet. Et c’est pas grave en soit (j’ai coupé le cable, mais je ne compte quand même pas abandonner Netflix). Sauf que tout ce temps, au bout d’une semaine, pourrait être investi ailleurs, à faire quelque chose en mode actif, plutôt que passif. Elle nota, c’est un peu ça. Une façon de rester disciplinée tout en gardant ça quand même léger.

Ce que ça m’apporte:

  • Réfléchir davantage
  • Synthétiser ma pensée
  • Exprimer des idées
  • Me challenger

Bouger plus

J’aime m’entraîner autant que j’aime le concept de courir sur un tapis en regardant son reflet dans un miroir au gym, c’est-à-dire pas vraiment. Et les phrases du genre: «si tu ne bouges pas au moins 1h30 par jour 5 fois par semaine c’est inutile», j’imagine que ça devait servir à motiver les troupes, mais ça non plus, ça ne m’anime pas vraiment.

Tout ce qu’on fait compte, non? Je m’assume et je suis d’avis que de faire régulièrement des activités physiques qu’on aime, même si elles sont soft, c’est mieux que de se laisser décourager par [insérer le nom d’un programme d’entraînement extrême qu’on voit sur les zinternets] et lâcher après 4 jours.  Je ne ferai jamais de marathon. Ouin pis? L’objectif est juste d’être actif et en bonne santé, right? Je me commet donc à la natation, au zumba, et au yoga.

Ce que ça m’apporte:

  • Rester disciplinée
  • Être plus focus au travail
  • Être plus dynamique en fin de journée
  • Voir des muscles sortir (oui, oui)

La clé de l’année sera donc la constance plutôt que l’accomplissement de grands exploits. Ces résolutions sont bien loin d’être révolutionnaires, mais parfois on peut retirer beaucoup plus qu’on ne le croit dans les choses simples.

Qui considère aussi que le début de l’année, c’est septembre?

Être invitée à un mariage et faire les choix afférents

La p'tite robe noire dans le Vieux-Québec, photo Marc-Antoine Latouche - elle nota
La p’tite robe noire dans le Vieux-Québec, photo Marc-Antoine Latouche

Recevoir un faire part pour un mariage est suffisant pour me rendre euphorique! Réaliser qu’une soirée (parce que c’est une seule soirée, on s’en rappelle) va coûter beaucoup de sous, ça fait déchanter un peu. Comment passer une belle soirée tout en évitant que nos dépenses prennent le dessus sur notre excitation? Planifier et faire des choix, mon approche pour attaquer cet heureux dilemme.

  • Trois semaines avant

L’hôtel, les déplacements, le cadeau: ça s’organise avec des amis. En plus de faire une vraiment belle activité ensemble (ça arrive pas assez souvent) on coupe tous les coûts en deux, trois, quatre. Win-win!

  • Deux semaines avant

La robe, les souliers les accessoires: minute papillon. On a besoin d’acheter tout ça? On ne peut pas réutiliser une belle robe noire et la jazzer avec quelque chose de neuf? Mix and match! Ça travaille la créativité en évitant un stress de magasinage.

  • La journée même

Les cheveux, le maquillage, les ongles: c’est correct de s’organiser seule. On n’est pas là pour impressionner la petite-cousine-de-la-fesse-gauche de la mariée, en plus, c’est vraiment nice être soi-même aussi. Bon, on peut quand même regarder des tutoriels Youtube pour éviter d’être la moche du clan, mais ça ramène les dépenses à (presque) zéro.

Ensuite, on peut profiter de la soirée de fête en toute zénitude, en sachant qu’on a été raisonnable along the way. Cheers!

Pourquoi le prix d’achat n’a pas vraiment d’importance pour moi

Mon sac Alexander Wang a sa propre chaise parce que je compte le garder 20 ans, photo Marc-Antoine Latouche
Mon sac Alexander Wang a sa propre chaise parce que je compte le garder 20 ans, photo Marc-Antoine Latouche

La question se pose: acheter le sac tendance qu’on s’arrache et savoir qu’il sera dépassé, dans le meilleur des mondes, ou brisé, fort probablement, dans quelques mois? Ou bien choisir avec soin un sac classique qui colle à sa personnalité et qui survivra aux modes? Les deux options sont acceptables et justifiables. Mais en ce qui me concerne, et depuis longtemps, j’opte pour la 2e. S’en suivent les arguments du coût réel de nos achats, de l’achat jetable et de la surconsommation, mais ça, c’est une autre histoire.

Défi: comme on a forcément payé ce sac plus cher, il ne faudrait pas en racheter un chaque saison (oups!). L’exemple du sac fait surement sourire mon entourage, mais ça fonctionne aussi pour une balayeuse, un malaxeur, un manteau d’hiver.

Pour guider mes achats, je raisonne avec les 3M (mon motto qui pour une raison obscure est apparu en anglais dans mon cerveau):

  • Meaningful

Un sac acheté au Rockefeller Center à NYC lors d’un voyage organisé à la dernière minute avec des amis, ça passe le test (allô David et Alex!). Un article qui suivra longtemps et qui rappelle de beaux souvenirs, yes please!

  • Made with love

L’article a une certaine histoire. Pas facile d’éviter les objets fabriqués en série, c’est certain. Pas nécessaire qu’il ait été fait à la main et qu’il existe une seule copie sur la planète non plus. Entre les deux extrêmes, il y a un juste milieu. Entreprise familiale et/ou fait au pays et/ou matière recyclée, YES PLEASE!

  • More than one use

Acheter un article qu’on va porter une fois pour une occasion précise est le pire investissement. C’est tentant, ça oui! Je serai invitée à un mariage combien de fois dans ma vie? Autant mettre le paquet! Well no, se laisser tenter par l’engouement de l’événement spécial, j’essaie d’éviter. Les meilleurs achats sont toujours ceux avec le cost per use le plus bas. C’est pour ça que je ne m’en fais pas trop avec le prix d’achat. C’est aussi pour ça que je porte encore des vêtements qui datent du secondaire (sans joke).

C’est sur qu’on ne peut pas faire abstraction complètement du prix d’achat. Il faut bien avoir les fonds disponibles pour payer son article. Et c’est là que ça devient parfois difficile. Mais bien organisé, c’est possible. L’idée est de penser à long terme, établir un plan et le maintenir plutôt que de succomber aux shopping therapy qui peuvent devenir beaucoup trop récurrentes!

D’autres trucs pour mieux acheter? Du type spontané ou réfléchi?

5 secondes pour déjouer la motivation qui ne viendra jamais

Sneak peek de mon cahier de notes lorsque j'écoute la chaîne Youtube de Mel Robbins - elle nota
Sneak peek de mon cahier de notes lorsque j’écoute la chaîne Youtube de Mel Robbins

Ça commence par se tirer du lit le matin: 5-4-3-2-1… OUT. Non, ce n’est pas confortable, surtout un matin de janvier quand il fait -30 dehors, mais «you are never going to feel like it». C’est le point de Mel Robbins, l’auteure du livre The five second rule. Se lever du lit, c’est simple (disons), mais qu’en est-il d’aller s’entraîner après une longue journée? De sortir voir des amis même si on est bien enfoncé dans son divan, thé à la main? De démarrer un projet? D’aider sa famille? De travailler pour réaliser son rêve? Au fond de soi, on peut bien se dire que c’est les bonnes choses à faire, mais on a une fenêtre de 5 secondes pour prendre action, sinon, notre cerveau tue l’idée, choisissant la facilité et le confort. J’ai eu une grosse semaine, je travaille déjà en masse, j’ai du temps devant moi, je le ferai un jour… On se conforte dans l’inertie et on procrastine!

Pourtant, est-ce qu’on regrette d’être sorti de sa zone de confort? Même si les résultats n’ont pas nécessairement été au rendez-vous, on a grandi, on a évolué, non? C’est clair que, souvent, ça prend une petite poussée. L’idée que je me fais de The five second rule, c’est de se donner cette poussée nous-même, plutôt que de la laisser provenir des autres, d’un contexte. Mel Robbins parle beaucoup d’instinct, alors que personnellement, je dirais juste laisser la place à notre petite voix, celle qui nous indique ce qui semble être juste, d’emblée. On a tous déjà entendu (et expérimenté) que la première idée est la meilleure. C’est un peu la preuve de concept .

L’essayer pour sortir du lit, c’est un départ, ensuite pour les plus grandes décisions:

  • Arrêter de penser et prendre action: 5-4-3-2-1. Oui, je ferai ce voyage, oui j’accepterai cette opportunité, oui je réaliserai mon rêve.

Psst, ça ne fonctionne pas si on compte dans l’autre sens. Notre cerveau (cette petite bête complexe qui est parfois notre pire ennemi) va être tenté de continuer de compter sans prendre action après 5, à nous de le déjouer!

Pourquoi ne pas l’essayer, ça ne prend que 5 secondes?

Je n’adhère pas au minimalisme (même si tout le monde pense le contraire)

Notre salon pas minimaliste pantoute - elle nota
Notre salon pas minimaliste pantoute

C’est bien connu qu’une maison bien rangée apporte zénitude et bien-être. Qui veut d’un environnement embourbé? Surement pas Pinterest. Ni Instagram. Si tous les zinternets réussissent à maintenir une maison digne d’une émission de HGTV, moi aussi? On peut dire que je réussissais assez bien. Jusqu’à temps qu’on doive ouvrir un tiroir ou un rangement (détail). Ils voulaient exploser tellement ils étaient plein. Pour profiter d’un environnement épuré, il fallait bien se reprendre quelque part, right?

Not right.

C’est là que j’ai compris la vrai affaire. Même si la maison était super épurée et zen, je rageais chaque fois que je cherchais l’épluche-patates. Ça éloigne pas mal du but de l’exercice.

La solution: le trend du minimalisme? Je n’aime juste pas le mot, je le trouve péjoratif, même qu’il me donne envie de rouler des yeux. C’est comme souhaiter être une licorne, c’est juste impossible parce que ça n’existe pas. Se fixer un but inaccessible? C’est mon interprétation du minimalisme. C’est super le concept de pouvoir faire entrer tous ses vêtements dans un carry on. Sauf si tu vis au Québec. Sauf si tu as d’autres passions dans la vie que de laver ton linge non-stop. N’importe quel coach de vie sur Youtube va être d’accord que de travailler sur un goal pour lequel on est certain d’échouer, c’est un peu la pire des idées du monde. Cet article de Simple on purpose (et plein d’autres) cadre vraiment plus avec mon approche (le mot-qu’on-ne-doit-pas-prononcer en moins). C’est simple, finalement.

Comment?

Déterminer ce qui sort en choisissant de ne conserver que les choses qui:

  • sont belles et ou
  • sont utiles et ou
  • représentent une valeur sentimentale

Donner, jeter, recycler. Pièce par pièce, plusieurs fois de suite s’il le faut. S’organiser, déterminer un endroit pour chaque chose et le respecter. Ça demande une discipline, j’en conviens, mais c’est là que la zénitude s’est finalement installée. Non, je n’aurai plus besoin de mes notes de cours du temps de l’Université, c’est inutile de conserver les T4 de ma première job en 2005, ça me surprendrait vraiment qu’on reçoive assez de monde pour justifier conserver quatre machines à café, et j’en passe!

Et pour éviter de se tapper une corvée annuelle de decluttering, on se pose ces questions au moment d’acheter un nouvel objet. Oui, même si c’est en solde. Oui, même si ça semble une opportunité qui ne repassera pas avant la prochaine éclipse lunaire. Être conscient de ce qu’on achète, plutôt que de consommer sans réfléchir, tout simplement. Le ménage du printemps devient vraiment plus léger tout d’un coup. Et ça laisse plus de temps pour faire les choses qu’on aime, être avec les gens qu’on aime.

Pis t’sais, inutile de viser la perfection (remember la licorne). Non, ce n’est pas immaculé chez nous, on ne vit pas non plus dans une coquille vide, entourés de deux cactus et d’un macbook. C’est normal d’avoir des passions illogiques, de garder des choses juste pour le fun, d’acheter des livres plutôt que d’aller à la bibli.

Finalement, c’est de trouver son équilibre et de se respecter la dedans.

D’accord? Pas d’accord? D’autres approches?