L’expérience des vendanges

Le temps des vendanges à l'Ile d'Orléans, photo Marc-Antoine Latouche - elle nota
Le temps des vendanges à l’Ile d’Orléans, photo Marc-Antoine Latouche

J’aime le vin (gros scoop, je sais. Qui est avec moi?). Mais bien avant le liquide délicieux, il y a l’agriculteur, l’agronome, le vigneron. Lors d’un séjour à Napa Valley, on a eu la chance de jaser avec des producteurs passionnés, certains de vignobles très commerciaux, d’autres moins. Ils ont tous les mêmes enjeux: le climat, la terre, qui les forcent à user de créativité, et la main d’oeuvre qui doit traiter les vignes avec toute la douceur et la minutie qu’elles méritent. On nous expliquait que la cueillette est souvent l’étape qui détermine la qualité d’un vin. Exit les branches, feuilles et raisins pourris. C’est pourquoi les machines ne remplaceront jamais à la perfection les yeux et les mains d’un cueilleur aguerri. On peut dire qu’ils en ont gros sur les épaules. C’est à ce moment que j’ai su que je voulais un jour contribuer à faire les vendanges, chez nous, au Québec.

Et même si je n’aime pas m’entraîner, j’aime beaucoup bouger, et encore plus quand c’est pour faire une activité constructive, qui me permet d’apprendre et qui aide les gens dans leur quotidien. C’est donc par une belle journée d’automne à l’île d’Orléans, que nous avons cueilli plus de 1000 livres du cépage Acadie, qui composera un jour un délicieux vin blanc effervescent. Activité contemplative (voire méditative) par excellence, qui permet de décrocher et de s’ancrer dans le moment présent, faire les vendanges, c’est presque une thérapie: revenir à l’essentiel et apprécier la nature (et le vin, of course).

Selon mon expérience de newb, voici le mindset essentiel pour apprécier son expérience:

  • Ne pas être pressé 
  • Contempler et apprécier tout ce qu’on voit 
  • S’intéresser aux producteurs, poser des questions
  • Être humble (on s’en fout ne pas être capable de transporter le sceau de 75 livres de raisin sur plus de 100 mètres)
  • Constater qu’il y a beaucoup de travail derrière une coupe de Chardonnay
  • Encore apprécier tout ce qu’on voit 
  • Être prêt à faire connaissance avec des inconnus

D’autres idées d’activités qui font sortir du rythme effréné du quotidien?

5 secondes pour déjouer la motivation qui ne viendra jamais

Sneak peek de mon cahier de notes lorsque j'écoute la chaîne Youtube de Mel Robbins - elle nota
Sneak peek de mon cahier de notes lorsque j’écoute la chaîne Youtube de Mel Robbins

Ça commence par se tirer du lit le matin: 5-4-3-2-1… OUT. Non, ce n’est pas confortable, surtout un matin de janvier quand il fait -30 dehors, mais «you are never going to feel like it». C’est le point de Mel Robbins, l’auteure du livre The five second rule. Se lever du lit, c’est simple (disons), mais qu’en est-il d’aller s’entraîner après une longue journée? De sortir voir des amis même si on est bien enfoncé dans son divan, thé à la main? De démarrer un projet? D’aider sa famille? De travailler pour réaliser son rêve? Au fond de soi, on peut bien se dire que c’est les bonnes choses à faire, mais on a une fenêtre de 5 secondes pour prendre action, sinon, notre cerveau tue l’idée, choisissant la facilité et le confort. J’ai eu une grosse semaine, je travaille déjà en masse, j’ai du temps devant moi, je le ferai un jour… On se conforte dans l’inertie et on procrastine!

Pourtant, est-ce qu’on regrette d’être sorti de sa zone de confort? Même si les résultats n’ont pas nécessairement été au rendez-vous, on a grandi, on a évolué, non? C’est clair que, souvent, ça prend une petite poussée. L’idée que je me fais de The five second rule, c’est de se donner cette poussée nous-même, plutôt que de la laisser provenir des autres, d’un contexte. Mel Robbins parle beaucoup d’instinct, alors que personnellement, je dirais juste laisser la place à notre petite voix, celle qui nous indique ce qui semble être juste, d’emblée. On a tous déjà entendu (et expérimenté) que la première idée est la meilleure. C’est un peu la preuve de concept .

L’essayer pour sortir du lit, c’est un départ, ensuite pour les plus grandes décisions:

  • Arrêter de penser et prendre action: 5-4-3-2-1. Oui, je ferai ce voyage, oui j’accepterai cette opportunité, oui je réaliserai mon rêve.

Psst, ça ne fonctionne pas si on compte dans l’autre sens. Notre cerveau (cette petite bête complexe qui est parfois notre pire ennemi) va être tenté de continuer de compter sans prendre action après 5, à nous de le déjouer!

Pourquoi ne pas l’essayer, ça ne prend que 5 secondes?