J’ai pas les moyens d’acheter cheap

manteau arcteryx elle nota
Notre famille est possiblement la plus grande consommatrice de manteaux arc’teryx, photo Marc-Antoine Latouche

J’ai souvent entendu ma grand-mère dire qu’elle n’avait pas les moyens d’acheter cheap. Maintenant que je suis une (vraie) adulte, je comprends vraiment le sens. En fait, je ne pourrais pas être plus en accord. En gros, c’est dire que même payé 50$, un manteau reste trop cher si on doit le remplacer chaque saison. J’en conviens, il faut quand même aimer ce qui est classique et neutre. Dans mon cas c’est assez facile, j’éprouve un amour inconditionnel pour le noir, le gris, le beige et pour les vêtements XL (allô les tourtières du temps des Fêtes)! Alors acheter un vêtement dans le but de le porter pendant 10 ans: challenge accepted. C’est certain que pour les personne plus trendy out there, ça peut être moins évident. (Parce que oui, on fixe une année sur les crop top fluo).

L’avantage : tout match avec tout

  • On peut s’habiller dans le noir le matin (true story)
  • Faire une valise pour une courte escapade ou un long voyage devient un jeu d’enfant
  • Acheter un nouveau morceau ne nécessite aucune réflexion à savoir si ça match ou non avec ce qu’on a à la maison
  • On n’accumule rien d’inutile 
  • On ne fait pas d’achat impulsif qu’on regrette 31 jours plus tard

Le désavantage: on peut rapidement avoir l’air drabe, surtout en plein mois de décembre avec un teint couleur pinte de lait (again, true story)

Le compromis

Personnellement, j’opte pour la qualité et les tons neutres pour ce qui est plus coûteux à l’achat. Que serait une règle sans exception: i.e. mon manteau arc’teryx GRENADINE! Avant d’acheter, je planifie et je réfléchis en m’aidant des 3M: meaningful, made with love, more than one use. J’opte pour le cheap and cheerful pour ce qui est plus facilement remplaçable et pour rassasier ma rage saisonnière de magasinage.

Merci grand-maman! Quand on y pense c’est vraiment logique et c’est tellement inspiré de ta génération. Pis t’sais, les couturiers/cordonniers ça existe. Réparer au lieu de racheter, ça peut aussi être une option…

Pourquoi le prix d’achat n’a pas vraiment d’importance pour moi

Mon sac Alexander Wang a sa propre chaise parce que je compte le garder 20 ans, photo Marc-Antoine Latouche
Mon sac Alexander Wang a sa propre chaise parce que je compte le garder 20 ans, photo Marc-Antoine Latouche

La question se pose: acheter le sac tendance qu’on s’arrache et savoir qu’il sera dépassé, dans le meilleur des mondes, ou brisé, fort probablement, dans quelques mois? Ou bien choisir avec soin un sac classique qui colle à sa personnalité et qui survivra aux modes? Les deux options sont acceptables et justifiables. Mais en ce qui me concerne, et depuis longtemps, j’opte pour la 2e. S’en suivent les arguments du coût réel de nos achats, de l’achat jetable et de la surconsommation, mais ça, c’est une autre histoire.

Défi: comme on a forcément payé ce sac plus cher, il ne faudrait pas en racheter un chaque saison (oups!). L’exemple du sac fait surement sourire mon entourage, mais ça fonctionne aussi pour une balayeuse, un malaxeur, un manteau d’hiver.

Pour guider mes achats, je raisonne avec les 3M (mon motto qui pour une raison obscure est apparu en anglais dans mon cerveau):

  • Meaningful

Un sac acheté au Rockefeller Center à NYC lors d’un voyage organisé à la dernière minute avec des amis, ça passe le test (allô David et Alex!). Un article qui suivra longtemps et qui rappelle de beaux souvenirs, yes please!

  • Made with love

L’article a une certaine histoire. Pas facile d’éviter les objets fabriqués en série, c’est certain. Pas nécessaire qu’il ait été fait à la main et qu’il existe une seule copie sur la planète non plus. Entre les deux extrêmes, il y a un juste milieu. Entreprise familiale et/ou fait au pays et/ou matière recyclée, YES PLEASE!

  • More than one use

Acheter un article qu’on va porter une fois pour une occasion précise est le pire investissement. C’est tentant, ça oui! Je serai invitée à un mariage combien de fois dans ma vie? Autant mettre le paquet! Well no, se laisser tenter par l’engouement de l’événement spécial, j’essaie d’éviter. Les meilleurs achats sont toujours ceux avec le cost per use le plus bas. C’est pour ça que je ne m’en fais pas trop avec le prix d’achat. C’est aussi pour ça que je porte encore des vêtements qui datent du secondaire (sans joke).

C’est sur qu’on ne peut pas faire abstraction complètement du prix d’achat. Il faut bien avoir les fonds disponibles pour payer son article. Et c’est là que ça devient parfois difficile. Mais bien organisé, c’est possible. L’idée est de penser à long terme, établir un plan et le maintenir plutôt que de succomber aux shopping therapy qui peuvent devenir beaucoup trop récurrentes!

D’autres trucs pour mieux acheter? Du type spontané ou réfléchi?