Le naturel #confianceensoi

Portrait au naturel - elle nota
I woke up like this (!), photo Marc-Antoine Latouche

C’est peut-être par paresse, par lâcher prise, par manque de temps ou par le remaniement des priorités, mais mon apparence est au naturel 95% du temps, même au travail. Mes cheveux sont très souvent coiffés en effortless low bun, je louange les vêtements confortables et ma trousse de maquillage comprend deux produits.

Je pense que c’est en réalisant qu’être en santé demeure la priorité dans la vie que le déclic s’est fait. Non mais ça parait évident. On est tellement chanceux de jouir d’un bon état physique qu’on peut le prendre pour acquis. Mais t’sais, un bouton bien rouge ou un bad hair day sont suffisants pour démarrer une journée sur les chapeaux de roues, j’en conviens. Comment travailler à s’accepter de plus en plus au naturel? Mon truc: prendre soin le plus possible de sa base: la santé de la peau, des cheveux, du corps et de l’esprit… Même si c’est plus engageant et que ça peut prendre plus de temps (ironiquement).

La peau

Avoir l’air naturel est plus long qu’avoir un maquillage full coverage? C’est pas faux quand on y pense. Avoir une belle peau en santé nécessite du temps et des efforts alors qu’acheter le nouveau fond de teint couleur filtre-instagram-dans-la-vraie-vie, ça prend genre, 4 secondes. Mais pourquoi prendre un temps fou pour se maquiller et prendre le 1/5 du temps pour son skin care, voire même, complètement escamoter cette étape? C’est très commun en Amérique, un peu moins en Asie. On le sait, les femmes asiatiques sont des égéries de la beauté. C’est qu’elles ont compris un élément  clé, mais tellement simple: l’hydratation. Prendre le temps, multiplier les couches de sérum, crème, masque, et voir cette étape comme un réel rituel. Ça et boire de l’eau,  beaucoup d’eau.

Les cheveux

Encore une fois le truc pour minimiser les efforts le matin c’est d’avoir une base pas trop pire. Limiter les produits chauffants. Ici on voit un win-win se pointer: on n’attaque pas nos cheveux et en plus on a du temps pour faire autre chose. Espacer le plus possible les lavages est aussi un truc bien connu. Plus facile avec les cheveux épais et secs? Oui, en effet. Mais en commençant progressivement, c’est plutôt accessible. Utiliser des huiles sur les pointes pour nourrir les cheveux qui, on s’en rappelle, sont exposés à toutes les mêmes agressions extérieures que notre peau: différence de température, humidité, pollution, chlore. Suffit de choisir le bon produit et de l’appliquer avec parcimonie. Et le secret le mieux gardé (merci Cath, mais maintenant je le dévoile AH!): dormir sur une taie d’oreiller en satin. C’est pas Pinterest, mais ce qu’on ferait pour des cheveux soyeux…

Le corps

Un esprit sain dans un corps sain qu’ils disent. Sans rechercher les 1001 défis qui sont mis en marché, il y a moyen de voir une grosse différence simplement avec de la constance. Faire sortir les toxines par le sport, c’est déjà une super bonne chose. La méditation est aussi un outil qui peut améliorer l’état naturel du corps et de l’esprit. Et dormir. Dormir.

D’autres moyens pour travailler «sa base» et s’apprécier davantage au naturel?

Le hygge, plus que des chandelles et du chocolat

art de vivre hygge au chalet - elle nota
Le secret d’un week-end hyggelig, photo Marc-Antoine Latouche

le peuple danois a été sacré le plus heureux du monde. Plusieurs auteurs se sont depuis intéressés à ce résultat. Contre-intuitif pour certains: les conditions climatiques au Danemark, jumelant du temps froid et un manque d’ensoleillement sur une longue période de l’année, peuvent être qualifiées de difficiles. (Ça rappelle quelque chose? Oui, han!) Tout à fait explicable pour d’autres: les notions de performance et de compétitivité étant beaucoup moins présentes au Danemark qu’ailleurs dans le monde. Quel est donc le secret du bonheur de ce cher peuple danois? Apparemment, le hygge. Art de vivre, pour lequel il n’existe aucune traduction parfaite. L’idée ici n’est pas de définir le mot hygge. Une panoplie de livres et d’articles sont disponibles sur le sujet. En deux mots, je dirais que le hygge, c’est beyond cozy. Alors comment on peut s’inspirer de ce style de vie danois et tenter d’insérer des moments hyggelig dans notre rythme de vie nord-américain? Voici mes interprétations et petits trucs suite à la lecture de Hygge: l’art du bonheur à la danoise de Marie Tourell Soderberg et du livre du hygge de Meik Wiking. Je résume le hygge en 4 thématiques:  ambiance, attitude, amusement, allure.

 

Ambiance

Choisir la lumière naturelle plutôt qu’artificielle:

  • chandelles (sans odeur idéalement – le plus naturel possible)
  • rayons du soleil
  • fenestration abondante
  • feu de foyer (au bois pour les chanceux)
  • lampes avec éclairage diffus

Privilégier la qualité à la surconsommation:

  • achat local
  • fait main
  • seconde vie
  • recyclage

Choisir des matières organiques plutôt qu’industrielles:

  • laine
  • tapis
  • bois
  • fourrure
  • plantes et verdure

Privilégier le confort et l’invitant plutôt que l’épuré à l’extrême:

  • objets
  • décos
  • souvenirs
  • canapés douillets

 

Attitude

Privilégier la camaraderie à la compétitivité:

  • féliciter les autres
  • être reconnaissant pour ce que l’on a
  • avoir de l’empathie
  • écouter
  • laisser tomber ses gardes

Choisir des sujets rassembleurs plutôt que controversés:

  • loisirs
  • famille
  • voyages

Faire sentir les invités comme chez eux plutôt que de leur imposer un cadre:

  • les laisser se servir
  • permettre de déplacer les choses
  • se mettre à l’aise

 

Amusement

Bien manger, bien boire plutôt que compter ses calories:

  • vin rouge, whiskey
  • sucreries faites maison
  • comfort food

Choisir des activités plutôt que des écrans:

  • jeux de société
  • histoires à raconter
  • anecdotes
  • livres

 

Allure

Privilégier le décontracté au trop soigné:

  • coupe de cheveux naturelle
  • lainages confortables
  • pulls oversized
  • foulards
  • layers (température hivernale oblige!)
  • monochrome

Les résolutions de septembre

La promenade Samuel de Champlain au golden hour i.e. ze terrain de jeu, photo Marc-Antoine Latouche - elle nota
La promenade Samuel de Champlain au golden hour i.e. ze terrain de jeu, photo Marc-Antoine Latouche

Même si j’ai terminé les études depuis plusieurs années (tentative de camoufler subtilement mon âge, mais oublié que je l’ai révélé ici), je considère encore que le début d’une nouvelle année, c’est septembre. Je ne me conditionne pas, c’est complètement naturel. Nouvelles lunettes, nouveau sac, nouveau cahier et hop, je suis prête pour attaquer les défis de l’automne. Mes résolutions sont prises à ce moment aussi. Encore là, je ne m’y oblige pas. J’ai juste l’impression qu’on est dans un meilleur état pour établir des objectifs annuels alors qu’on revient de vacances et qu’il fait encore beau, plutôt qu’en janvier quand on est essoufflé (lire brûlé) du temps des Fêtes.

  • Écrire plus
  • Bouger plus

Gardons ça simple, comme on dit!

Écrire plus

J’ai redécouvert récemment que j’aimais ça écrire, vraiment. C’est tellement facile, après une grosse journée, de s’écraser devant une série plutôt que de concrétiser un projet. Et c’est pas grave en soit (j’ai coupé le cable, mais je ne compte quand même pas abandonner Netflix). Sauf que tout ce temps, au bout d’une semaine, pourrait être investi ailleurs, à faire quelque chose en mode actif, plutôt que passif. Elle nota, c’est un peu ça. Une façon de rester disciplinée tout en gardant ça quand même léger.

Ce que ça m’apporte:

  • Réfléchir davantage
  • Synthétiser ma pensée
  • Exprimer des idées
  • Me challenger

Bouger plus

J’aime m’entraîner autant que j’aime le concept de courir sur un tapis en regardant son reflet dans un miroir au gym, c’est-à-dire pas vraiment. Et les phrases du genre: «si tu ne bouges pas au moins 1h30 par jour 5 fois par semaine c’est inutile», j’imagine que ça devait servir à motiver les troupes, mais ça non plus, ça ne m’anime pas vraiment.

Tout ce qu’on fait compte, non? Je m’assume et je suis d’avis que de faire régulièrement des activités physiques qu’on aime, même si elles sont soft, c’est mieux que de se laisser décourager par [insérer le nom d’un programme d’entraînement extrême qu’on voit sur les zinternets] et lâcher après 4 jours.  Je ne ferai jamais de marathon. Ouin pis? L’objectif est juste d’être actif et en bonne santé, right? Je me commet donc à la natation, au zumba, et au yoga.

Ce que ça m’apporte:

  • Rester disciplinée
  • Être plus focus au travail
  • Être plus dynamique en fin de journée
  • Voir des muscles sortir (oui, oui)

La clé de l’année sera donc la constance plutôt que l’accomplissement de grands exploits. Ces résolutions sont bien loin d’être révolutionnaires, mais parfois on peut retirer beaucoup plus qu’on ne le croit dans les choses simples.

Qui considère aussi que le début de l’année, c’est septembre?