I woke up like this (!), photo Marc-Antoine Latouche
C’est peut-être par paresse, par lâcher prise, par manque de temps ou par le remaniement des priorités, mais mon apparence est au naturel 95% du temps, même au travail. Mes cheveux sont très souvent coiffés en effortless low bun, je louange les vêtements confortables et ma trousse de maquillage comprend deux produits.
Je pense que c’est en réalisant qu’être en santé demeure la priorité dans la vie que le déclic s’est fait. Non mais ça parait évident. On est tellement chanceux de jouir d’un bon état physique qu’on peut le prendre pour acquis. Mais t’sais, un bouton bien rouge ou un bad hair day sont suffisants pour démarrer une journée sur les chapeaux de roues, j’en conviens. Comment travailler à s’accepter de plus en plus au naturel? Mon truc: prendre soin le plus possible de sa base: la santé de la peau, des cheveux, du corps et de l’esprit… Même si c’est plus engageant et que ça peut prendre plus de temps (ironiquement).
La peau
Avoir l’air naturel est plus long qu’avoir un maquillage full coverage? C’est pas faux quand on y pense. Avoir une belle peau en santé nécessite du temps et des efforts alors qu’acheter le nouveau fond de teint couleur filtre-instagram-dans-la-vraie-vie, ça prend genre, 4 secondes. Mais pourquoi prendre un temps fou pour se maquiller et prendre le 1/5 du temps pour son skin care, voire même, complètement escamoter cette étape? C’est très commun en Amérique, un peu moins en Asie. On le sait, les femmes asiatiques sont des égéries de la beauté. C’est qu’elles ont compris un élément clé, mais tellement simple: l’hydratation. Prendre le temps, multiplier les couches de sérum, crème, masque, et voir cette étape comme un réel rituel. Ça et boire de l’eau, beaucoup d’eau.
Les cheveux
Encore une fois le truc pour minimiser les efforts le matin c’est d’avoir une base pas trop pire. Limiter les produits chauffants. Ici on voit un win-win se pointer: on n’attaque pas nos cheveux et en plus on a du temps pour faire autre chose. Espacer le plus possible les lavages est aussi un truc bien connu. Plus facile avec les cheveux épais et secs? Oui, en effet. Mais en commençant progressivement, c’est plutôt accessible. Utiliser des huiles sur les pointes pour nourrir les cheveux qui, on s’en rappelle, sont exposés à toutes les mêmes agressions extérieures que notre peau: différence de température, humidité, pollution, chlore. Suffit de choisir le bon produit et de l’appliquer avec parcimonie. Et le secret le mieux gardé (merci Cath, mais maintenant je le dévoile AH!): dormir sur une taie d’oreiller en satin. C’est pas Pinterest, mais ce qu’on ferait pour des cheveux soyeux…
Le corps
Un esprit sain dans un corps sain qu’ils disent. Sans rechercher les 1001 défis qui sont mis en marché, il y a moyen de voir une grosse différence simplement avec de la constance. Faire sortir les toxines par le sport, c’est déjà une super bonne chose. La méditation est aussi un outil qui peut améliorer l’état naturel du corps et de l’esprit. Et dormir. Dormir.
D’autres moyens pour travailler «sa base» et s’apprécier davantage au naturel?
(Presque) seule à Central Park, photo David Latouche
J’ai déjà parlé des bienfaits de la méditation, notamment pour arrêter une migraine. En plus d’être un outil pour régler un problème ponctuel, la méditation peut aussi se pointer en trame de fond d’un quotidien, peu importe comment ce dernier peut être chargé. Après l’initiation à la pratique du Yoga, la méditation devenait un peu la suite logique. Après tout, qui refuserait un petit brin de zénitude supplémentaire par-ci par-là? Et même si les fondements de base sont ultra simples pour débuter en méditation, les appliquer concrètement demeure assez exigeant, voilà tout le défi de la pratique.
Être conscient du moment présent, de l’ici et maintenant. Dans combien de livres, vidéos et articles cette thématique revient-elle, je ne saurais plus les compter! Comment bien vivre, avec soi-même, dans le présent, et composer avec ce qu’on ne peut contrôler, sans chercher à fuir ou à se distraire? Avec le rythme effréné du quotidien, ce concept (re)devient essentiel.
Se brosser les dents, penser qu’on est en train de se brosser les dents. Faire la vaisselle, penser qu’on est en train de faire la vaisselle. Sans être dans la planification du prochain week-end ou en train de ruminer la journée qu’on vient de traverser. La théorie : on ne peut plus simple. La pratique : nécessite justement de la pratique!
Personnellement, je préfère pratiquer le soir, allongée, mais avec un angle au niveau du dos. La respiration s’en trouve facilitée et ça évite de s’endormir (oups, true story).
Et outre s’ancrer dans le moment présent, comment être en mesure de composer avec les événements externes, les situations délicates ou les bouleversements? Je me suis toujours reconnue dans une citation de Charles R Swindoll, qui fait référence au fait que tout ce dont on dispose est l’attitude: le comment on choisit de réagir face aux faits. Et que 90% est attribuable à cette réaction par rapport au 10% attribuable aux faits. Ce concept est aussi renforcé de par la notion d’équanimité, expliqué par Nicole Bordeleau dans son livre Respire:
« L’équanimité, c’est cette capacité à demeurer calme et serein, peu importe nos états d’âmes et les circonstances de notre existence. Face à un succès ou à un échec, à des louanges ou à des blâmes, à des gains ou à des pertes, un esprit équanime accueille la réalité avec la même présence, la même bienveillance ».
Chose certaine, qu’on soit de nature zen et spirituel ou un peu moins *tousse tousse, les bénéfices qu’on peut tirer de ce genre de réflexions et de la pratique de la méditation sont réels et accessibles à tous.
Endroit zen et réconfortant, ou comment décrire un panorama de méditation par excellence
*Lire méditation et non pas médication*
Je me considère extrêmement chanceuse d’être en bonne santé. Mais comme l’exception confirme la règle, j’ai tout de même droit, environ 4 fois par année, à des épisodes de migraines avec aura. Au début, ça me gênait d’en parler, mais t’sais, comme dans tout, communication is key. Maintenant que je commence à être (un peu plus) zen avec ça, je constate que c’est somme toute assez commun. Pour les chanceux qui n’ont absolument aucune référence ici, sans entrer dans les détails pas tant intéressants des symptômes, disons que ça arrive sans s’annoncer, faisant passer son état de hop-la-vie-tout-est-normal à non-fonctionnelle-amenez-moi-mon-lit (pis c’est un euphémisme).
Parce qu’il n’y a rien de mieux à faire que d’attendre que ça passe (loin des écrans et autres stimuli), j’ai “profité” d’un épisode migraineux pour tenter une méditation de guérison.
Alors, la méditation de guérison, comment on s’y prend? Pas tellement différemment d’un autre type de méditation. En premier: respirer. Aussi basique que ça puisse paraître, c’est néanmoins essentiel. Quand on se sent malade, c’est facile de s’abandonner à la panique, de perdre le contrôle. Prendre conscience de sa respiration, tout d’abord, puis, respirer de plus en plus profondément pour retrouver un rythme cardiaque normal, c’est un peu les premières étapes. Puis, lorsqu’on se sent calme, se concentrer sur son corps, et finalement mettre le focus sur la partie à guérir. Utiliser l’inspiration pour nourrir le corps, pour l’oxygéner et utiliser l’expiration pour se débarrasser des déchets, des maladies. En ce qui me concerne, j’ai toujours eu de la difficulté à rester concentré en fermant les yeux. Les curieux de nature sauront comprendre le feeling d’avoir peur de “manquer quelque chose”. On peut donc fixer un point immobile, idéalement un élément de paysage, organique, qui peut même vaciller un peu au gré du vent.
S’investir dans la pratique, la prendre au sérieux et la considérer comme une réelle mission, c’est ce qui, pour moi, fait la différence et aide à rester focus. Il se trouve que la pratique a réellement contribué à atténuer les symptômes de la migraine en une cinquantaine de minutes, par rapport à plusieurs heures, parfois. Devons nous être malade pour s’adonner à une méditation de guérison? Personnellement, je la répète encore et encore, à toutes occasions. Que ce soit après une grosse journée, lors de moments de fatigue, en SPM, name it!
Ça pourrait difficilement être plus «in» qu’actuellement. Les compagnies comme Happy planner, Martha Stewart X Staples, Kikki.K (pour ne nommer que celles-ci) ont vraiment redoré l’image des bonnes vieilles planifications papier. Alors que les plus sceptiques des agendas électroniques sont en train de changer leur fusil d’épaule, le buzz autour des planners vintages faits de (vrai) papier ne fait que s’accentuer. On n’a qu’à regarder les chaînes Youtube et les challenges sur les médias sociaux sur cette thématique pour le constater. Qu’on le veuille ou non, il y a une réelle communauté autour du planning.
Ce que je trouve irréaliste: la game autour de la quête du planner parfaitement esthétique. Sérieusement, le but de s’organiser par le moyen d’une planification, n’est-ce pas de gagner en efficacité et donc en temps? Passer des soirées à remplir et décorer des pages, c’est non pour moi. Mon motto: la simplicité. Qu’est-ce qui est essentiel pour passer à travers une semaine? En ce qui me concerne, ça se résume à 4 éléments:
Priorités de la semaine
Se limiter à 3 priorités qui vont constituer 80 % du temps d’une semaine. C’est l’étape la plus difficile, mais ça donne un focus incroyable. Si on devait résumer sa semaine en 3 phrases à quelqu’un, qui ne connait absolument pas ce qu’on fait, ça ressemblerait à quoi?
À faire
On ne s’en sort pas. La fameuse to-do. Se restreindre à un maximum de 10 tâches pour la semaine constitue le sweet spot pour moi. Pourquoi? Pour être certain de livrer ce qu’on écrit dans la semaine en cours. Reporter les tâches non urgentes à la semaine suivante au besoin, mais dans la vue d’une semaine, ça aide de constater qu’on complétera réellement les tâches indiquées.
Pour soi
Que ce soit boire de l’eau, prendre le temps de se faire un thé, inclure du sport dans sa routine (même au bureau, ne serait-ce que monter l’escalier), lire 15 minutes, etc. le fait de l’écrire formalise le tout. Un genre de contrat avec soi-même, qui laisse une trace. Qui nous fait réaliser que, même si on semble n’avoir rien fait pour nous faire plaisir, ou ne pas vraiment avoir pris soin de soi durant une semaine particulièrement occupée, on a complété des petits gains.
Pour s’inspirer
Terminer avec un varia de notes, de citations inspirantes, de “entendu au bureau”, d’idées, d’articles à lire. En gros, consacrer une section pour un ramassis de phrases positives qui nous font sourire aide à se rappeler les moments marquants ou anecdotiques d’une semaine.
Et ce processus de planification peut se faire en 15 petites minutes (et encore plus rapidement avec de la pratique). Pourquoi passer à côté d’un moment structurant, qui donne le ton à sa semaine?
On vit dans un monde qui va vite, très vite. Ça prend vraiment la bosse de l’organisation pour conjuguer avec succès vie personnelle et professionnelle, avec tout ce que ça compose de part et d’autre. En plus du rythme, on gravite autour du changement, de l’évolution. Notre domaine professionnel, quel qu’il soit, se transforme, invitant à se transformer avec lui. Gagnants seront ceux qui l’auront compris et auront embarqué dans ce train en marche. Tel que rapporté par Le Monde, des études affirment que « 65% des écoliers d’aujourd’hui exerceront des métiers qui n’existent pas encore. » En calculant qu’on prendra part au marché du travail un bon bout de temps, on est d’accord que la formation devient essentielle pour bonifier, voire maintenir son employabilité.
Comme on est à un clic d’une mine d’information sur la plupart des sujets, le défi réside dans l’organisation: la méthode que tout un chacun est en mesure de développer pour inclure ce volet dans son quotidien déjà chargé. À mon avis, les éléments clés: bloquer du temps, travailler sur ses forces (après les avoir identifiées) et rester humble.
Bloquer du temps
Les personnes reconnues pour leurs accomplissements l’ont révélé: les 24h de la journée (ou presque) correspondent à des activités entrées à l’agenda. Des séances d’entrainement aux moments passés avec la famille en passant bien sur par le temps alloué à la formation. Tout est littéralement saisi à l’agenda. Pourquoi? Sans doute parce que le fait d’inscrire un livrable nous commet en quelque sorte à le réaliser. Un peu plus difficile d’ignorer le 8e rappel calendrier du cours de Yoga. Également parce que ça permet une meilleure prise de conscience de où va le temps, quelles ont été les réelles priorités de la semaine. C’est certain que c’est assez overwhelming comme méthode, lorsque respectée à la lettre. Pour le volet de la formation, du moins, ça fonctionne assez bien! C’est un peu comme le principe du pay yourself first en finance. Attendre «d’avoir du temps» pour se former, c’est comme attendre «d’avoir de l’argent» pour économiser. #foodforthought
Travailler sur ses forces
Pourquoi travailler sur ses forces plutôt que de corriger ses faiblesses? C’est ce que propose Dr Clifton en développant le CliftonStrengths de Gallup. Travailler sur une faiblesse demande des efforts considérables et les résultats attendus risquent de demeurer limités. Tenter d’entrer un carré dans un cercle? Ça représente assez bien mon interprétation de la chose. Travailler sur un talent, une force déjà bien ancrée en soi, permet de créer une réelle compétence distinctive.
Rester humble
Accepter de parfois partir de zéro et creuser un sujet sur lequel on est néophyte demande du courage et une bonne dose d’humilité. Ne pas se laisser paralyser par la peur de l’inconnu demeure, selon moi, la clé. Prendre des notes et les relire après coup, sourire aux lèvres en constant l’évolution de son apprentissage, peut suffir à se motiver.
Personnellement, ce que j’ai appris en m’investissant dans la formation pourrait tenir en un constat, simple, mais malgré tout assez bold: j’ai confiance en mes capacités plus que jamais et j’ai désormais la certitude de pouvoir relever tous les défis qui se présenteront sur mon parcours.
Notre famille est possiblement la plus grande consommatrice de manteaux arc’teryx, photo Marc-Antoine Latouche
J’ai souvent entendu ma grand-mère dire qu’elle n’avait pas les moyens d’acheter cheap. Maintenant que je suis une (vraie) adulte, je comprends vraiment le sens. En fait, je ne pourrais pas être plus en accord. En gros, c’est dire que même payé 50$, un manteau reste trop cher si on doit le remplacer chaque saison. J’en conviens, il faut quand même aimer ce qui est classique et neutre. Dans mon cas c’est assez facile, j’éprouve un amour inconditionnel pour le noir, le gris, le beige et pour les vêtements XL (allô les tourtières du temps des Fêtes)! Alors acheter un vêtement dans le but de le porter pendant 10 ans: challenge accepted. C’est certain que pour les personne plus trendy out there, ça peut être moins évident. (Parce que oui, on fixe une année sur les crop top fluo).
L’avantage : tout match avec tout
On peut s’habiller dans le noir le matin (true story)
Faire une valise pour une courte escapade ou un long voyage devient un jeu d’enfant
Acheter un nouveau morceau ne nécessite aucune réflexion à savoir si ça match ou non avec ce qu’on a à la maison
On ne fait pas d’achat impulsif qu’on regrette 31 jours plus tard
Le désavantage: on peut rapidement avoir l’air drabe, surtout en plein mois de décembre avec un teint couleur pinte de lait (again, true story)
Le compromis
Personnellement, j’opte pour la qualité et les tons neutres pour ce qui est plus coûteux à l’achat. Que serait une règle sans exception: i.e. mon manteau arc’teryx GRENADINE! Avant d’acheter, je planifie et je réfléchis en m’aidant des 3M: meaningful, made with love, more than one use. J’opte pour le cheap and cheerful pour ce qui est plus facilement remplaçable et pour rassasier ma rage saisonnière de magasinage.
Merci grand-maman! Quand on y pense c’est vraiment logique et c’est tellement inspiré de ta génération. Pis t’sais, les couturiers/cordonniers ça existe. Réparer au lieu de racheter, ça peut aussi être une option…
En fin d’année (ou en tout temps, pas de jugement), c’est possible qu’on se sente plus fatigué et qu’on attende avec impatience une période d’arrêt bien méritée. Après tout, on a travaillé fort toute l’année: on s’est fixé des objectifs qu’on a atteints (of course), mais le chemin n’était pas nécessairement comparable à un fleuve tranquille. On s’est peut-être enfargé, et on s’est relevé. Peut-être pas non plus. L’année s’est peut-être déroulée avec toute la douceur et la zénitude du monde, pis c’est ben correct.
Chose certaine, on a géré ses propres défis, tout en prenant soin de ses proches et en les aidant à composer avec les leurs. Alors malgré la conscience de tout ce qu’on a accompli, la fierté et les célébrations associées, pourquoi est-ce toujours si difficile de s’accorder le droit de huiler la machine, de prendre soin de soi? Pourquoi au garage on paie la facture de 600$ sans en faire un cas, mais qu’on hésite à se payer un massage à 90$? Breaking news: un char, ça s’échange, ça se vend, ça se donne, ça s’envoie même à la scrap. Son corps, on le garde légèrement plus longtemps et on le remplace plus difficilement.
Oui, c’est dur de voir la pile de linge à plier ou le plancher collant, de s’en balancer complètement et de se sauver au spa. Mais t’sais, c’est comme dans n’importe quoi, on devient meilleur avec de la pratique. Alors GO, l’entraînement commence maintenant!
Un truc pour commencer: identifier une chose qu’on fait pour soi. Mais minute papillon. C’est une tâche? Une obligation? C’est pour plaire aux autres? Exit. La liste s’épure assez rapidement merci. Ça peut même s’inscrire dans la routine. Des idées?
Aller se faire masser
Passer une soirée sans écran
Se coucher à 20h si on a l’goût
Se lever à midi si on a l’goût
Lire un roman cover-to-cover
Faire une randonnée
Essayer une nouvelle sorte de thé
Se faire une routine détox
Voir ses amis
Méditer
Ouvrir un bon chardo
Redécorer
Regarder une bougie brûler
Squatter dans un café
Qu’est-ce qui est le plus challengeant dans le concept de prendre du temps pour soi?
Sur la passerelle du Bell Harbor conference Center, Seattle
En plus d’une (légère) surdose de café, les trois jours de conférence du SMX Advanced de Seattle m’ont amené à réfléchir sur divers éléments de la pratique du marketing numérique en 2018 et plus précisément, du SEM. En rafale, voici mes #SMXInsights.
La structure de compte parfaite? Plane!
Après la quête de la structure de compte parfaitement sophistiquée (on se souvient du goal d’un mot-clé par adgroup), Frederick Vallaeys fait sursauter l’audience en suggérant que la structure de compte parfaite est… plane! L’idée est de créer une structure flexible, qui permet à Adwords d’apprendre, de s’adapter et de se restructurer au besoin. Logique, non? Pourquoi diviser les clics et fragmenter les performances si on peut bénéficier d’un volume plus important, ce qui permet aux algorithmes de faire leur magie? Il suffit de créer une structure basée sur les points communs, en créant des regroupement ou des thématiques.
Truc: s’assurer d’obtenir un volume de 200 clics par semaine sur chacune des thématiques.
Reciblage et volume incrémental
Comment s’assurer que les actions de reciblage n’équivalent pas à remettre un coupon rabais à des gens déjà en file d’attente au comptoir caisse? Il est vrai que les stratégies de reciblage sont souvent celles bénéficiant du ROAS le plus élevé du mix-média. Mais qui parmi ces cibles était déjà prêt à passer à l’action, sans exposition à la publicité de reciblage? Andreas Reiffen met en relation le reciblage et le volume incrémental de prospects, qui est plus faible dans ce type de stratégies. En effet, on peut affirmer que le reciblage est une stratégie de croissance conservatrice, comme elle cible les prospects très près de l’action, qui connaissent et considèrent déjà le produit ou service convoité. À mon sens, il s’agit d’une démonstration de l’importance de réfléchir un mix-média dans sa globalité et couvrir les différentes étapes du processus de décision du consommateur. Il est aussi nécessaire de considérer toutes les métriques pertinentes dans l’analyse des résultats. En se concentrant uniquement à augmenter le ROAS, on diminue le bassin de nouveaux prospects.
Truc: tester l’impact du reciblage en utilisant la fonctionnalité User bucket, disponible dans Google Analytics, qui permet de créer un groupe contrôle isolé de la campagne.
Annonces performantes: l’humain supplante la machine
Alors que l’automatisation est sur toutes les lèvres, Brad Geddes et Mark Irvine nuancent, spécialement en ce qui a trait à la rédaction des annonces. Avoir les mots-clés en tête au moment de rédiger les publicités? Exit! La prémisse est assez simple: les mots-clés ne capturent pas l’intention de l’utilisateur. Les machines peuvent écrire, certes. Mais se retrouver avec des annonces presque identiques les unes aux autres devient un risque réel.
Truc: surveiller de près les contenus créés via des outils d’automatisation, comme les responsive ads et les dynamic ads. S’assurer qu’ils répondent adéquatement à la requête de l’utilisateur.
Les mythes entourant les audiences
Les audiences font partie intégrante des stratégies publicitaires depuis maintenant plusieurs années. Malgré cela, on a tendance à les imaginer plus compliquées qu’elles ne le sont réellement. Jill Nagle décortique les mythes entourant les audiences:
1- Les audiences nécessitent toutes des traitements différents
Au contraire, jumeler plusieurs audiences ayant des comportements similaires est tout à fait possible, voire encouragé. De cette façon, on s’assure d’obtenir le volume suffisant pour espérer un impact positif.
2- Les audiences doivent être utilisées pour ajuster les enchères ou le contenu des annonces
Parfois, il est inutile de personnaliser les annonces selon tous les cas de figure. Exemple: Amazon ne changera pas son annonce selon les produits consultés par l’utilisateur. La personnalisation sur le site, quant à elle, peut demeurer pertinente, car le prospect se retrouve plus bas dans l’entonnoir de conversion.
3- Les audiences servent (uniquement) à identifier les prospects à plus grande valeur
Il est tout aussi important d’identifier quelle audience ne doit pas être ciblée sur le plan publicitaire. Exemple: les clients existants, les employés, les personnes qui recherchent un emploi au sein de l’entreprise, etc.
4- Les audiences sont indépendantes des objectifs d’entreprise
Les objectifs d’affaires guident la création des audiences. Pour ce faire, il est opportun de sélectionner deux principaux objectifs d’affaires (X et Y) et bâtir les audiences grâce à une matrice, 2X2. Exemple:
Y élevé mais X bas
Y élevé et X élevé
Y bas et X bas
Y bas mais X élevé
Truc: évaluer les audiences de la même façon qu’on évalue les mots-clés, soit en terme de pertinence et de volume.
Comment contribuer à influencer les décisions
En pub, s’adapter à sa cible est la clé. Un reporting efficace ne fait pas exception. C’est ce que JD Prater fait ressortir en expliquant comment s’assurer que les rapports sont compris (voire même lus), et qu’ils contribuent à influencer les décisions. Pour ce faire, il suggère le Minto pyramid principle: Answer, Argument, Evidence. C’est-à-dire, débuter par la recommandation, puis poursuivre avec l’explication plutôt que l’inverse. Ainsi, si des éléments doivent être escamotés, on s’assure que le plus important est traité en premier. Penser que chaque niveau de l’organisation a les mêmes besoins en terme de rapports serait également une erreur.
Truc: convenir de 2-3 métriques clés à suivre pour chacun des niveaux: du professionnel du marketing à la haute direction et s’en tenir à ces quelques KPIs (même s’il est parfois tentant d’exposer nos succès et apprentissages de long en large)!
We’re called to be imagination workers
En conclusion, on constate que le quotidien des professionnels du marketing se transforme et continuera sans doute de se transformer. Pensons à l’intelligence artificielle ou à la recherche vocale, pour ne nommer que ces innovations. Il n’en tient qu’à nous de nous adapter: we’re called to be imagination workers.
Présentations utilisées (+ mes interprétations personnelles)
Le secret d’un week-end hyggelig, photo Marc-Antoine Latouche
le peuple danois a été sacré le plus heureux du monde. Plusieurs auteurs se sont depuis intéressés à ce résultat. Contre-intuitif pour certains: les conditions climatiques au Danemark, jumelant du temps froid et un manque d’ensoleillement sur une longue période de l’année, peuvent être qualifiées de difficiles. (Ça rappelle quelque chose? Oui, han!) Tout à fait explicable pour d’autres: les notions de performance et de compétitivité étant beaucoup moins présentes au Danemark qu’ailleurs dans le monde. Quel est donc le secret du bonheur de ce cher peuple danois? Apparemment, le hygge. Art de vivre, pour lequel il n’existe aucune traduction parfaite. L’idée ici n’est pas de définir le mot hygge. Une panoplie de livres et d’articles sont disponibles sur le sujet. En deux mots, je dirais que le hygge, c’est beyond cozy. Alors comment on peut s’inspirer de ce style de vie danois et tenter d’insérer des moments hyggelig dans notre rythme de vie nord-américain? Voici mes interprétations et petits trucs suite à la lecture de Hygge: l’art du bonheur à la danoise de Marie Tourell Soderberg et du livre du hygge de Meik Wiking. Je résume le hygge en 4 thématiques: ambiance, attitude, amusement, allure.
Ambiance
Choisir la lumière naturelle plutôt qu’artificielle:
chandelles (sans odeur idéalement – le plus naturel possible)
rayons du soleil
fenestration abondante
feu de foyer (au bois pour les chanceux)
lampes avec éclairage diffus
Privilégier la qualité à la surconsommation:
achat local
fait main
seconde vie
recyclage
Choisir des matières organiques plutôt qu’industrielles:
laine
tapis
bois
fourrure
plantes et verdure
Privilégier le confort et l’invitant plutôt que l’épuré à l’extrême:
objets
décos
souvenirs
canapés douillets
Attitude
Privilégier la camaraderie à la compétitivité:
féliciter les autres
être reconnaissant pour ce que l’on a
avoir de l’empathie
écouter
laisser tomber ses gardes
Choisir des sujets rassembleurs plutôt que controversés:
loisirs
famille
voyages
Faire sentir les invités comme chez eux plutôt que de leur imposer un cadre:
les laisser se servir
permettre de déplacer les choses
se mettre à l’aise
Amusement
Bien manger, bien boire plutôt que compter ses calories:
Zone de travail inspirante pour petit espace, photo Marc-Antoine Latouche
Combien de fois on termine une journée en n’étant pas satisfait de sa productivité? On pensait accomplir plus, on a réalisé une série de petites tâches anodines plutôt que d’attaquer un projet de front, parce qu’il nous tente moins ou qu’il nous apparaît comme une montagne. En gros, on procrastine. Ça arrive dans les meilleures familles, sérieux, on le fait tous. Maintenant qu’on s’est rendu à l’évidence. Pourquoi et comment arrêter? (Disclaimer: il s’agit de mon humble avis issu de mes apprentissages sur le marché du travail).
Pourquoi?
Pour éviter ce qui est souffrant au profit de ce qui est confortable. Mais t’sais, sorry not sorry, la vie, c’est pas juste des lattes devant un feu de bois.
Comment arrêter? Ma stratégie est assez simple:
Morceler les tâches longues et complexes
Célébrer chaque (petite) réussite
Morceler les tâches longues et complexes
Personne n’a envie de savoir qu’il va travailler encore sur le même dossier dans 8 mois. C’est trop loin, l’objectif semble inatteignable. Faire un roadmap, qui permet de transformer une tâche longue et complexe en une série de micro réalisations, devient la clé. On sous-estime souvent le pouvoir de rayer des tâches dans une to do sur sa motivation. S’assurer de livrer (rayer) quelques éléments chaque semaine, c’est assez de concret qui nous permet de voir que oui, c’est faisable, suffit s’additionner les petits pas.
Célébrer chaque (petite) réussite
C’est le CliftonStrengths de Gallup, qui a révélé, il y a quelques années, que l’une de mes forces dominantes était la positivité. Big news? Ceux qui me côtoient peuvent en témoigner: c’est loin d’être un secret bien gardé. So what? À la lecture du livre explicatif, on découvre ceci:
« (…) sous votre direction, les projets prennent une allure positive et dynamique. Vous fêtez chaque réalisation. Vous connaissez des centaines de façons de rendre les choses plus intéressantes et plus vivantes. Certains cyniques tournent peut-être le dos à votre énergie, mais cela ne vous sape pas le moral (…) » – Don Clifton
C’est tellement basique, ça peut même être jugé ridicule pour certaines personnes. On s’entend, je ne parle pas non plus de sabrer le champagne chaque fois qu’on passe à travers ses emails. Il s’agit plutôt de prendre un temps d’arrêt, pour apprécier le chemin accompli, avant de se relancer dans un nouveau défi. Le sentiment que ça procure, parfois, est suffisant pour nous motiver à continuer. Parce que on va se le dire, c’est assez facile de crouler sous le travail, sans jamais se permettre de faire un step back.
Un panorama bien différent de celui qui nous amène au travail
Je suis une do-er. J’ai rarement tendance à attendre qu’une solution toute faite se présente, ou pire, à laisser mon quotidien entre les mains d’autrui. Pour le cas présent, je fais référence aux nombreuses minutes passées dans le trafic, qui suivent une courbe inversement proportionnelle à ma bonne humeur. On est d’accord qu’une humeur minée 5 jours par semaine n’est évidemment pas une option, pas plus que d’attendre qu’un système fonctionnel soit mis en place. On est plusieurs dans cette situation, n’est-ce pas? À voir le bourgogne continuel sur Google map, j’ai l’impression que oui. Alors on fait quoi?
La solution qui, pour moi, convient: le covoiturage. Bon, je sais que ce n’est pas SI simple. Non, on n’est pas voisines. Oui, ma collègue a des enfants. Non, on n’a pas nécessairement les mêmes horaires tout le temps. Oui, il peut arriver des urgences qui fait qu’on doive quitter précipitamment / rester plus tard. Mais t’sais, ça coûte pas grand chose de l’essayer. Test and learn qu’ils disent!
La règle de base: il fallait que ça reste simple autant pour l’une que l’autre. On se fixait même l’objectif à 4 jours semaine pour se donner une journée de «liberté». Il se trouve que finalement, la liberté de quitter la maison 10 minutes plus tôt / tard n’équivaut pas la zénitude de faire le trajet à deux: se raconter des histoires, se motiver, apprendre l’une de l’autre, se donner son avis, s’amener du linge (oui!). Sans oublier les avantages plus traditionnels du covoiturage:
Économiser sur l’essence et les coûts du véhicule
Bénéficier des voies réservées au covoiturage
Diminuer son empreinte écologique
Se créer une période tampon entre la fin du travail et l’arrivée à la maison
Mieux supporter le temps passé dans le trafic, voire même en rire quand on ferme une autoroute en plein devant sa voiture
Profiter des mesures incitatives parfois mises en place par son employeur
J’en conviens que ce n’est pas fait pour tout le monde. Certaines personnes attendent avec impatience leur petit moment, seules dans la voiture. Parfois, la logistique est réellement compliquée aussi. Mais s’il y a une chose que j’ai apprise, c’est que c’est plus simple que ça peut en avoir l’air. Et outre son petit confort personnel, savoir qu’on pose une action concrète pour l’environnement et la congestion de nos routes, c’est assez gratifiant aussi.
D’autres méthodes pour éviter de perdre patience (i.e. manger son volant) dans le trafic au quotidien?
Le temps des vendanges à l’Ile d’Orléans, photo Marc-Antoine Latouche
J’aime le vin (gros scoop, je sais. Qui est avec moi?). Mais bien avant le liquide délicieux, il y a l’agriculteur, l’agronome, le vigneron. Lors d’un séjour à Napa Valley, on a eu la chance de jaser avec des producteurs passionnés, certains de vignobles très commerciaux, d’autres moins. Ils ont tous les mêmes enjeux: le climat, la terre, qui les forcent à user de créativité, et la main d’oeuvre qui doit traiter les vignes avec toute la douceur et la minutie qu’elles méritent. On nous expliquait que la cueillette est souvent l’étape qui détermine la qualité d’un vin. Exit les branches, feuilles et raisins pourris. C’est pourquoi les machines ne remplaceront jamais à la perfection les yeux et les mains d’un cueilleur aguerri. On peut dire qu’ils en ont gros sur les épaules. C’est à ce moment que j’ai su que je voulais un jour contribuer à faire les vendanges, chez nous, au Québec.
Et même si je n’aime pas m’entraîner, j’aime beaucoup bouger, et encore plus quand c’est pour faire une activité constructive, qui me permet d’apprendre et qui aide les gens dans leur quotidien. C’est donc par une belle journée d’automne à l’île d’Orléans, que nous avons cueilli plus de 1000 livres du cépage Acadie, qui composera un jour un délicieux vin blanc effervescent. Activité contemplative (voire méditative) par excellence, qui permet de décrocher et de s’ancrer dans le moment présent, faire les vendanges, c’est presque une thérapie: revenir à l’essentiel et apprécier la nature (et le vin, of course).
Selon mon expérience de newb, voici le mindset essentiel pour apprécier son expérience:
Ne pas être pressé
Contempler et apprécier tout ce qu’on voit
S’intéresser aux producteurs, poser des questions
Être humble (on s’en fout ne pas être capable de transporter le sceau de 75 livres de raisin sur plus de 100 mètres)
Constater qu’il y a beaucoup de travail derrière une coupe de Chardonnay
Encore apprécier tout ce qu’on voit
Être prêt à faire connaissance avec des inconnus
D’autres idées d’activités qui font sortir du rythme effréné du quotidien?
Marcher en nature, mon genre d’activité #prepfor30s, photo Marc-Antoine Latouche
Je n’ai jamais été du style à trop m’en faire avec un âge. Gagner des années de vie, se sentir solide et en santé, c’est un cadeau assez nice en soit, c’est donc plutôt positif. Alors se préparer pour ses 30 ans n’était aucunement un concept que je considérais. 30 c’est le nouveau 20, right? On s’installe plus tard, on surf sur l’adulescence plus longtemps, on fait des erreurs, on change d’idée. Pis? Rien ne presse. Je pensais ça aussi. Jusqu’à 30 ans moins 6 mois. C’est d’ailleurs à ce moment que je me suis commis sur mes résolutions pour l’année.
Meg Jay, l’auteure de The Defining Decade y va d’un reality check assez bold merci, qui peut sembler choquant, mais qui est tellement juste quand on y pense. 30 n’est pas le nouveau 20. Se dire que rien de se qu’on fait dans la vingtaine n’est important, que c’est une période légère, qui n’aura aucune incidence sur le reste de notre vie est en fait complètement faux. La vingtaine est le moment pour travailler sur soi-même, apprendre à se connaître, se forger une vie qui convient à nos valeurs. Oui, on peut faire des erreurs (et on en fera tout au long de notre vie), mais elles devraient idéalement nous apprendre quelque chose sur qui on est, sur ce qu’on veut et ne veut pas dans la vie. Voir cette décennie comme une période qui ne compte pas, et l’utiliser pour tuer le temps reviendrait à passer à côté d’un tournant important qui indiquera: dans quel domaine on travaillera, pour quelle type de poste on postulera, quel genre de personnes seront à nos côtés, qui sera le partenaire qui vivra cette aventure avec nous. Meg Jay met en garde: explorer durant sa vingtaine, c’est bien. Mais procrastiner, c’est non.
Nommer ses réalisations. Ce n’est plus suffisant de surfer sur un cool titre ou une cool entreprise.
Exprimer comment on a contribué à amener les choses plus loin.
Identifier on est connu pour quoi, quelle est notre marque de commerce.
Utiliser ce qu’on a appris dans la vingtaine.
Être focus: travailler fort, dans une seule direction.
Pour moi, être plus focus se décline en plusieurs actions au quotidien, autant sur les plans personnel, professionnel, mental et physique. #prepfor30s
Moins dire oui à tout
(Assez difficile dans mon cas). Sélectionner ce qui a de l’impact, ce dans quoi je peux exploiter mes forces, ce qui m’interpelle réellement, ce qui m’apporte quelque chose, ce qui me fait plaisir.
Refuser parfois de sortir dîner pour pratiquer le yoga
(Encore une fois, assez difficle). Vie sociale vs introspection, éternel combat.
Pratiquer une routine du soir sans écran
Méditation, tisane, jasette, musique (ou toutes ces réponses à la fois).
Tenir un habit tracker
Y inclure que des habitudes positives (saines) et tenter d’en cocher au moins une chaque jour.
Faire une activité sportive 4X/semaine
Alors, la trentaine, c’est positif ou c’est le premier pas vers un statut de matante assumé? Je ferai un topo lorsque j’y serai! In the meantime, #prepfor30s.
La promenade Samuel de Champlain au golden hour i.e. ze terrain de jeu, photo Marc-Antoine Latouche
Même si j’ai terminé les études depuis plusieurs années (tentative de camoufler subtilement mon âge, mais oublié que je l’ai révélé ici), je considère encore que le début d’une nouvelle année, c’est septembre. Je ne me conditionne pas, c’est complètement naturel. Nouvelles lunettes, nouveau sac, nouveau cahier et hop, je suis prête pour attaquer les défis de l’automne. Mes résolutions sont prises à ce moment aussi. Encore là, je ne m’y oblige pas. J’ai juste l’impression qu’on est dans un meilleur état pour établir des objectifs annuels alors qu’on revient de vacances et qu’il fait encore beau, plutôt qu’en janvier quand on est essoufflé (lire brûlé) du temps des Fêtes.
Écrire plus
Bouger plus
Gardons ça simple, comme on dit!
Écrire plus
J’ai redécouvert récemment que j’aimais ça écrire, vraiment. C’est tellement facile, après une grosse journée, de s’écraser devant une série plutôt que de concrétiser un projet. Et c’est pas grave en soit (j’ai coupé le cable, mais je ne compte quand même pas abandonner Netflix). Sauf que tout ce temps, au bout d’une semaine, pourrait être investi ailleurs, à faire quelque chose en mode actif, plutôt que passif. Elle nota, c’est un peu ça. Une façon de rester disciplinée tout en gardant ça quand même léger.
Ce que ça m’apporte:
Réfléchir davantage
Synthétiser ma pensée
Exprimer des idées
Me challenger
Bouger plus
J’aime m’entraîner autant que j’aime le concept de courir sur un tapis en regardant son reflet dans un miroir au gym, c’est-à-dire pas vraiment. Et les phrases du genre: «si tu ne bouges pas au moins 1h30 par jour 5 fois par semaine c’est inutile», j’imagine que ça devait servir à motiver les troupes, mais ça non plus, ça ne m’anime pas vraiment.
Tout ce qu’on fait compte, non? Je m’assume et je suis d’avis que de faire régulièrement des activités physiques qu’on aime, même si elles sont soft, c’est mieux que de se laisser décourager par [insérer le nom d’un programme d’entraînement extrême qu’on voit sur les zinternets] et lâcher après 4 jours. Je ne ferai jamais de marathon. Ouin pis? L’objectif est juste d’être actif et en bonne santé, right? Je me commet donc à la natation, au zumba, et au yoga.
Ce que ça m’apporte:
Rester disciplinée
Être plus focus au travail
Être plus dynamique en fin de journée
Voir des muscles sortir (oui, oui)
La clé de l’année sera donc la constance plutôt que l’accomplissement de grands exploits. Ces résolutions sont bien loin d’être révolutionnaires, mais parfois on peut retirer beaucoup plus qu’on ne le croit dans les choses simples.
Qui considère aussi que le début de l’année, c’est septembre?
La p’tite robe noire dans le Vieux-Québec, photo Marc-Antoine Latouche
Recevoir un faire part pour un mariage est suffisant pour me rendre euphorique! Réaliser qu’une soirée (parce que c’est une seule soirée, on s’en rappelle) va coûter beaucoup de sous, ça fait déchanter un peu. Comment passer une belle soirée tout en évitant que nos dépenses prennent le dessus sur notre excitation? Planifier et faire des choix, mon approche pour attaquer cet heureux dilemme.
Trois semaines avant
L’hôtel, les déplacements, le cadeau: ça s’organise avec des amis. En plus de faire une vraiment belle activité ensemble (ça arrive pas assez souvent) on coupe tous les coûts en deux, trois, quatre. Win-win!
Deux semaines avant
La robe, les souliers les accessoires: minute papillon. On a besoin d’acheter tout ça? On ne peut pas réutiliser une belle robe noire et la jazzer avec quelque chose de neuf? Mix and match! Ça travaille la créativité en évitant un stress de magasinage.
La journée même
Les cheveux, le maquillage, les ongles: c’est correct de s’organiser seule. On n’est pas là pour impressionner la petite-cousine-de-la-fesse-gauche de la mariée, en plus, c’est vraiment nice être soi-même aussi. Bon, on peut quand même regarder des tutoriels Youtube pour éviter d’être la moche du clan, mais ça ramène les dépenses à (presque) zéro.
Ensuite, on peut profiter de la soirée de fête en toute zénitude, en sachant qu’on a été raisonnable along the way. Cheers!
Mon sac Alexander Wang a sa propre chaise parce que je compte le garder 20 ans, photo Marc-Antoine Latouche
La question se pose: acheter le sac tendance qu’on s’arrache et savoir qu’il sera dépassé, dans le meilleur des mondes, ou brisé, fort probablement, dans quelques mois? Ou bien choisir avec soin un sac classique qui colle à sa personnalité et qui survivra aux modes? Les deux options sont acceptables et justifiables. Mais en ce qui me concerne, et depuis longtemps, j’opte pour la 2e. S’en suivent les arguments du coût réel de nos achats, de l’achat jetable et de la surconsommation, mais ça, c’est une autre histoire.
Défi: comme on a forcément payé ce sac plus cher, il ne faudrait pas en racheter un chaque saison (oups!). L’exemple du sac fait surement sourire mon entourage, mais ça fonctionne aussi pour une balayeuse, un malaxeur, un manteau d’hiver.
Pour guider mes achats, je raisonne avec les 3M (mon motto qui pour une raison obscure est apparu en anglais dans mon cerveau):
Meaningful
Un sac acheté au Rockefeller Center à NYC lors d’un voyage organisé à la dernière minute avec des amis, ça passe le test (allô David et Alex!). Un article qui suivra longtemps et qui rappelle de beaux souvenirs, yes please!
Made with love
L’article a une certaine histoire. Pas facile d’éviter les objets fabriqués en série, c’est certain. Pas nécessaire qu’il ait été fait à la main et qu’il existe une seule copie sur la planète non plus. Entre les deux extrêmes, il y a un juste milieu. Entreprise familiale et/ou fait au pays et/ou matière recyclée, YES PLEASE!
More than one use
Acheter un article qu’on va porter une fois pour une occasion précise est le pire investissement. C’est tentant, ça oui! Je serai invitée à un mariage combien de fois dans ma vie? Autant mettre le paquet! Well no, se laisser tenter par l’engouement de l’événement spécial, j’essaie d’éviter. Les meilleurs achats sont toujours ceux avec le cost per use le plus bas. C’est pour ça que je ne m’en fais pas trop avec le prix d’achat. C’est aussi pour ça que je porte encore des vêtements qui datent du secondaire (sans joke).
C’est sur qu’on ne peut pas faire abstraction complètement du prix d’achat. Il faut bien avoir les fonds disponibles pour payer son article. Et c’est là que ça devient parfois difficile. Mais bien organisé, c’est possible. L’idée est de penser à long terme, établir un plan et le maintenir plutôt que de succomber aux shopping therapy qui peuvent devenir beaucoup trop récurrentes!
D’autres trucs pour mieux acheter? Du type spontané ou réfléchi?
Sneak peek de mon cahier de notes lorsque j’écoute la chaîne Youtube de Mel Robbins
Ça commence par se tirer du lit le matin: 5-4-3-2-1… OUT. Non, ce n’est pas confortable, surtout un matin de janvier quand il fait -30 dehors, mais «you are never going to feel like it». C’est le point de Mel Robbins, l’auteure du livre The five second rule. Se lever du lit, c’est simple (disons), mais qu’en est-il d’aller s’entraîner après une longue journée? De sortir voir des amis même si on est bien enfoncé dans son divan, thé à la main? De démarrer un projet? D’aider sa famille? De travailler pour réaliser son rêve? Au fond de soi, on peut bien se dire que c’est les bonnes choses à faire, mais on a une fenêtre de 5 secondes pour prendre action, sinon, notre cerveau tue l’idée, choisissant la facilité et le confort. J’ai eu une grosse semaine, je travaille déjà en masse, j’ai du temps devant moi, je le ferai un jour… On se conforte dans l’inertie et on procrastine!
Pourtant, est-ce qu’on regrette d’être sorti de sa zone de confort? Même si les résultats n’ont pas nécessairement été au rendez-vous, on a grandi, on a évolué, non? C’est clair que, souvent, ça prend une petite poussée. L’idée que je me fais de The five second rule, c’est de se donner cette poussée nous-même, plutôt que de la laisser provenir des autres, d’un contexte. Mel Robbins parle beaucoup d’instinct, alors que personnellement, je dirais juste laisser la place à notre petite voix, celle qui nous indique ce qui semble être juste, d’emblée. On a tous déjà entendu (et expérimenté) que la première idée est la meilleure. C’est un peu la preuve de concept .
L’essayer pour sortir du lit, c’est un départ, ensuite pour les plus grandes décisions:
Arrêter de penser et prendre action: 5-4-3-2-1. Oui, je ferai ce voyage, oui j’accepterai cette opportunité, oui je réaliserai mon rêve.
Psst, ça ne fonctionne pas si on compte dans l’autre sens. Notre cerveau (cette petite bête complexe qui est parfois notre pire ennemi) va être tenté de continuer de compter sans prendre action après 5, à nous de le déjouer!
Pourquoi ne pas l’essayer, ça ne prend que 5 secondes?
C’est bien connu qu’une maison bien rangée apporte zénitude et bien-être. Qui veut d’un environnement embourbé? Surement pas Pinterest. Ni Instagram. Si tous les zinternets réussissent à maintenir une maison digne d’une émission de HGTV, moi aussi? On peut dire que je réussissais assez bien. Jusqu’à temps qu’on doive ouvrir un tiroir ou un rangement (détail). Ils voulaient exploser tellement ils étaient plein. Pour profiter d’un environnement épuré, il fallait bien se reprendre quelque part, right?
Not right.
C’est là que j’ai compris la vrai affaire. Même si la maison était super épurée et zen, je rageais chaque fois que je cherchais l’épluche-patates. Ça éloigne pas mal du but de l’exercice.
La solution: le trend du minimalisme? Je n’aime juste pas le mot, je le trouve péjoratif, même qu’il me donne envie de rouler des yeux. C’est comme souhaiter être une licorne, c’est juste impossible parce que ça n’existe pas. Se fixer un but inaccessible? C’est mon interprétation du minimalisme. C’est super le concept de pouvoir faire entrer tous ses vêtements dans un carry on. Sauf si tu vis au Québec. Sauf si tu as d’autres passions dans la vie que de laver ton linge non-stop. N’importe quel coach de vie sur Youtube va être d’accord que de travailler sur un goal pour lequel on est certain d’échouer, c’est un peu la pire des idées du monde. Cet article de Simple on purpose (et plein d’autres) cadre vraiment plus avec mon approche (le mot-qu’on-ne-doit-pas-prononcer en moins). C’est simple, finalement.
Comment?
Déterminer ce qui sort en choisissant de ne conserver que les choses qui:
sont belles et ou
sont utiles et ou
représentent une valeur sentimentale
Donner, jeter, recycler. Pièce par pièce, plusieurs fois de suite s’il le faut. S’organiser, déterminer un endroit pour chaque chose et le respecter. Ça demande une discipline, j’en conviens, mais c’est là que la zénitude s’est finalement installée. Non, je n’aurai plus besoin de mes notes de cours du temps de l’Université, c’est inutile de conserver les T4 de ma première job en 2005, ça me surprendrait vraiment qu’on reçoive assez de monde pour justifier conserver quatre machines à café, et j’en passe!
Et pour éviter de se tapper une corvée annuelle de decluttering, on se pose ces questions au moment d’acheter un nouvel objet. Oui, même si c’est en solde. Oui, même si ça semble une opportunité qui ne repassera pas avant la prochaine éclipse lunaire. Être conscient de ce qu’on achète, plutôt que de consommer sans réfléchir, tout simplement. Le ménage du printemps devient vraiment plus léger tout d’un coup. Et ça laisse plus de temps pour faire les choses qu’on aime, être avec les gens qu’on aime.
Pis t’sais, inutile de viser la perfection (remember la licorne). Non, ce n’est pas immaculé chez nous, on ne vit pas non plus dans une coquille vide, entourés de deux cactus et d’un macbook. C’est normal d’avoir des passions illogiques, de garder des choses juste pour le fun, d’acheter des livres plutôt que d’aller à la bibli.
Finalement, c’est de trouver son équilibre et de se respecter la dedans.