Je n’adhère pas au minimalisme (même si tout le monde pense le contraire)

Notre salon pas minimaliste pantoute - elle nota
Notre salon pas minimaliste pantoute

C’est bien connu qu’une maison bien rangée apporte zénitude et bien-être. Qui veut d’un environnement embourbé? Surement pas Pinterest. Ni Instagram. Si tous les zinternets réussissent à maintenir une maison digne d’une émission de HGTV, moi aussi? On peut dire que je réussissais assez bien. Jusqu’à temps qu’on doive ouvrir un tiroir ou un rangement (détail). Ils voulaient exploser tellement ils étaient plein. Pour profiter d’un environnement épuré, il fallait bien se reprendre quelque part, right?

Not right.

C’est là que j’ai compris la vrai affaire. Même si la maison était super épurée et zen, je rageais chaque fois que je cherchais l’épluche-patates. Ça éloigne pas mal du but de l’exercice.

La solution: le trend du minimalisme? Je n’aime juste pas le mot, je le trouve péjoratif, même qu’il me donne envie de rouler des yeux. C’est comme souhaiter être une licorne, c’est juste impossible parce que ça n’existe pas. Se fixer un but inaccessible? C’est mon interprétation du minimalisme. C’est super le concept de pouvoir faire entrer tous ses vêtements dans un carry on. Sauf si tu vis au Québec. Sauf si tu as d’autres passions dans la vie que de laver ton linge non-stop. N’importe quel coach de vie sur Youtube va être d’accord que de travailler sur un goal pour lequel on est certain d’échouer, c’est un peu la pire des idées du monde. Cet article de Simple on purpose (et plein d’autres) cadre vraiment plus avec mon approche (le mot-qu’on-ne-doit-pas-prononcer en moins). C’est simple, finalement.

Comment?

Déterminer ce qui sort en choisissant de ne conserver que les choses qui:

  • sont belles et ou
  • sont utiles et ou
  • représentent une valeur sentimentale

Donner, jeter, recycler. Pièce par pièce, plusieurs fois de suite s’il le faut. S’organiser, déterminer un endroit pour chaque chose et le respecter. Ça demande une discipline, j’en conviens, mais c’est là que la zénitude s’est finalement installée. Non, je n’aurai plus besoin de mes notes de cours du temps de l’Université, c’est inutile de conserver les T4 de ma première job en 2005, ça me surprendrait vraiment qu’on reçoive assez de monde pour justifier conserver quatre machines à café, et j’en passe!

Et pour éviter de se tapper une corvée annuelle de decluttering, on se pose ces questions au moment d’acheter un nouvel objet. Oui, même si c’est en solde. Oui, même si ça semble une opportunité qui ne repassera pas avant la prochaine éclipse lunaire. Être conscient de ce qu’on achète, plutôt que de consommer sans réfléchir, tout simplement. Le ménage du printemps devient vraiment plus léger tout d’un coup. Et ça laisse plus de temps pour faire les choses qu’on aime, être avec les gens qu’on aime.

Pis t’sais, inutile de viser la perfection (remember la licorne). Non, ce n’est pas immaculé chez nous, on ne vit pas non plus dans une coquille vide, entourés de deux cactus et d’un macbook. C’est normal d’avoir des passions illogiques, de garder des choses juste pour le fun, d’acheter des livres plutôt que d’aller à la bibli.

Finalement, c’est de trouver son équilibre et de se respecter la dedans.

D’accord? Pas d’accord? D’autres approches?

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